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Le changement climatique menace les populations de baleines à bosse du Pacifique Nord

Le changement climatique a une incidence négative sur les populations de baleines à bosse du Pacifique Nord, ressort-il d'une étude internationale à laquelle une biologiste marine de la Vrije Universiteit Brussel (VUB) a participé.

Les recherches scientifiques sur les baleines à bosse n'ont commencé que dans les années 1970, rappelle le communiqué de la VUB publié lundi. Celles-ci portent principalement sur la dynamique des populations, les mécanismes de repeuplement et les raisons pour lesquelles certaines populations se portent mieux que d'autres.

La nouvelle étude, dirigée par Ted Cheeseman de la Southern Cross University en Australie a eu recours à l'IA afin d'identifier les cétacés grâce à leur nageoire caudale, explique la biologiste marine Joëlle De Weerdt de la VUB qui a participé à l'étude en tant que coauteure.

Les chercheurs disposent désormais du plus grand ensemble de données d'identification jamais créé pour une espèce de baleine, souligne Ted Cheeseman. Les populations de baleines ont ainsi connu un important redressement depuis l'arrêt de la chasse commerciale en 1976, passant de 17.000 individus en 2002 à 33.500 en 2012. Une tendance inquiétante s'est toutefois fait jour ces dernières années, poursuit le chercheur, avec une diminution apparente de 20 % de leurs effectifs entre 2012 et 2021.

Le changement climatique semble avoir joué un rôle important dans le déclin observé de la population et notamment la plus forte vague de chaleur marine jamais enregistrée à l'échelle mondiale qui s'est produite en 2014-2016. "Cela suggère que la population a brusquement atteint sa capacité porteuse en raison de la diminution de proies", note Ted Cheeseman.

"Ces recherches (...) soulignent à quel point il est urgent de déployer des efforts de conservation efficaces pour protéger cette espèce ainsi que d'autres espèces emblématiques des conséquences du changement climatique", conclut le chercheur.

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