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La Bourse de New York ouvre en hausse, bien orientée mais sans entrain

La Bourse de New York évoluait en légère hausse lundi, à l'orée d'une semaine tronquée par un jour férié aux Etats-Unis (Thanksgiving jeudi), qui s'annonce calme en l'absence d'indicateurs ou de résultats majeurs.

Vers 15H20 GMT, le Dow Jones gagnait 0,18%, l'indice Nasdaq prenait 0,51% et l'indice élargi S&P 500 s'appréciait de 0,28%.

"Après l'accélération de la semaine dernière sur les actions et les obligations, les marchés consolident", a commenté Karl Haeling, de LBBW.

En deux semaines, le S&P 500 a gagné près de 10% (+9,6%), dopé par des signes de ralentissement de l'inflation et d'un atterrissage maîtrisé de l'économie américaine. L'indice élargi a progressé de 17,8% depuis le début de l'année.

Quant aux taux obligataires, depuis qu'il a franchi le seuil symbolique des 5%, fin octobre, le rendement des emprunts d'Etat américains à 10 ans a chuté de plus de 0,6 point de pourcentage.

Il ressortait lundi à 4,46%, contre 4,43% vendredi en clôture.

Cet affaissement des taux témoigne d'un rebond du marché, les prix des obligations évoluant en sens opposé de leurs rendements.

"Le marché en fait très peu aujourd'hui, mais c'est surtout parce qu'il a beaucoup avancé depuis fin octobre", a renchéri, dans une note, Patrick O'Hare, de Briefing.com. "Il a besoin d'une pause."

"La conviction manque, en ce moment, ce qui signifie que les indices vedettes devraient évoluer dans des marges resserrées", a poursuivi l'analyste.

"Cela va être une semaine raccourcie, avec Thanksgiving jeudi et beaucoup de gens vont faire le pont vendredi", a prévenu Karl Haeling, pour qui le marché reste néanmoins bien orienté.

Pour lui, le marché obligataire est devenu attentiste car il s'interroge sur l'appétit des investisseurs pour les nouvelles émissions de dette américaine à des taux plus faibles qu'il y a quelques semaines.

"Mais les actions n'ont pas nécessairement besoin de voir les taux obligataires continuer à baisser pour poursuivre leur progression", dit l'analyste. "Les investisseurs veulent seulement qu'ils ne remontent pas."

A la cote, Microsoft s'élévait (+0,59%) après l'annonce de l'embauche du co-fondateur et ancien directeur général d'OpenAI, Sam Altman, débarqué de la start-up vendredi par le conseil d'administration.

Le groupe de Redmond (Etat du Washington), dont l'action a atteint un record lundi, a profité de cette crise pour asseoir encore sa position de locomotive de l'intelligence artificielle (IA) dite générative.

Microsoft (2.771 milliards de dollars) est désormais à portée de la plus importante capitalisation mondiale, Apple (2.969).

D'autres étoiles de l'IA comme le groupe d'analyse de données Palantir (+3,86%) ou le fabricant de cartes graphiques Nvidia (+0,81%), s'inscrivaient dans le sillage de Microsoft.

Signe d'un certain appétit pour le risque, des valeurs volatiles se signalaient, à l'image du "mineur" de cryptomonnaies Marathon Digital Holdings (+3,50%), du constructeur de véhicules électriques Rivian (+1,62%) ou de la banque brésilienne en ligne Nu (+1,05%).

Ailleurs, le laboratoire Bristol Myers Squibb fléchissait (-2,17%) après l'annonce du report d'une décision de l'Agence américaine du médicament (FDA) concernant l'élargissement des cas d'utilisation de son traitement contre le cancer Abecma, développé en collaboration avec la biotech 2seventy bio (-16,90%).

  1. Nasdaq

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