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Le droit des travailleurs au Qatar a peu progressé depuis la Coupe du Monde, selon Amnesty

Un nouveau rapport d'Amnesty International, intitulé A Legacyin Jeopardy, révèle jeudi que les mesures adoptées par le Qatar afin d'améliorer le sort des travailleurs restent largement insuffisantes. Ces mesures ont été prises dans le cadre de la Coupe du Monde de football masculin qui a eu lieu il y a quasiment un an.

Le premier point sur lequel s'épanche Amnesty International a trait à la libre circulation des travailleurs. Bien qu'ils n'aient plus l'obligation de disposer d'un "certificat de non-objection" remis par leurs employeurs, une certaine forme d'approbation est toujours nécessaire, développe l'organisation de défense des droits humains.

Par ailleurs, l'exploitation des travailleurs reste d'actualité, selon l'association humanitaire qui met en lumière la possibilité pour les patrons d'annuler le titre de séjour de leurs salariés migrants ou encore le vol de salaire.

L'organisation non gouvernementale (ONG) relève également le niveau très bas des rémunérations et, en particulier, celui du salaire minimum instauré en 2021 équivalant à environ 250 euros, auquel il faut ajouter une allocation alimentaire d'une valeur légèrement supérieure à 75 euros et une allocation de logement correspondant à un peu plus de 125 euros. Depuis, l'inflation s'est élevée à 7,5% entre 2021 et 2023, informe-t-elle.

En ce qui concerne le processus judiciaire, "il est encore très long et difficile pour les travailleurs migrants", dénonce l'ONG qui ajoute qu'ils "sont contraints de rester au pays s'ils veulent faire valoir leurs droits" et "n'ont pas d'autres choix que d'accepter un règlement bien inférieur à ce qu'ils pourraient prétendre" tandis que les employeurs "sont rarement amenés à rendre des comptes".

Les résultats d'une étude de la Fédération internationale de football association (FIFA) sur les initiatives à mettre en place pour offrir des "réparations" aux victimes du travail lors de la Coupe du Monde sont toujours attendus.

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