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Netanyahu dissout son cabinet de guerre et il ne sera pas recomposé: pourquoi cet acte?

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a dissous dimanche son cabinet de guerre après le récent départ du centriste Benny Gantz, rapportent lundi les médias israéliens. Ce cabinet spécial composé de six personnes ne sera pas recomposé.

Ministre sans portefeuille dans le cadre d'un gouvernement élargi après l'attaque du 7 octobre, lancée par le Hamas et qui a déclenché la guerre en cours dans la bande de Gaza, le chef du parti de l'Union nationale (centre droit) avait lancé le 18 mai un ultimatum à M. Netanyahu. Il exigeait l'adoption par le cabinet de guerre d'un "plan d'action" sur la question de l'après-guerre dans l'enclave palestinienne. Cet ancien chef de l'armée israélienne avait finalement démissionné le 9 juin, estimant que Benjamin Netanyahu empêche Israël "d'avancer vers une réelle victoire".

"Le cabinet de guerre dépendait d'un accord avec Gantz, à sa demande. Son départ rend cet accord caduc", a justifié le Premier ministre israélien.

Après le pas de côté de Benny Gantz, Benjamin Netanyahu avait été sollicité par deux de ses alliés d'extrême-droite, les ministres des Finances, Bezalel Smotrich, et de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, pour intégrer le cabinet de guerre. Une telle ouverture de la part du Premier ministre aurait cependant crispé les soutiens internationaux d'Israël, dont les États-Unis, allié historique de l'État hébreu.

Lors de la réunion du cabinet dimanche, Benjamin Netanyahu a déclaré que "pour atteindre notre objectif d'ôter toutes ses capacités au Hamas, (il avait) pris des décisions que l'échelon militaire n'a pas toujours jugées acceptables". "Notre pays a une armée, et non l'inverse", a toutefois souligné l'homme fort du Likoud, le principal parti de la droite israélienne.

Le parti de Benny Gantz, l'Union nationale, a appelé début avril à des élections législatives anticipées en septembre. Le principal rival de Benjamin Netanyahu fait figure de favori pour former une coalition en cas de chute du gouvernement. Les prochaines élections en Israël sont actuellement fixées à 2026.

Vainqueur des législatives du 1er novembre 2022, M. Netanyahu a pris la tête le 29 décembre d'un gouvernement formé avec des partis d'extrême-droite et ultra-orthodoxes. Ces derniers menacent de briser la coalition si le Premier ministre venait à faire quelque concession que ce soit au Hamas.

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