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Présidentielle en Ukraine - Le comédien Zelensky aux portes du pouvoir

(Belga) Sauf coup de théâtre, l'Ukraine se prépare à un saut dans l'inconnu: le comédien novice en politique Volodymyr Zelensky part dimanche grand favori du second tour de la présidentielle dans ce pays en guerre aux portes de l'Union européenne.

Cinq ans après la révolution pro-occidentale du Maïdan, les Ukrainiens semblent prêts à renverser de nouveau la table en préférant cet acteur et humoriste de 41 ans au sortant Petro Porochenko, qui à 53 ans paye son incapacité à mettre fin au conflit dans l'est et les scandales à répétition éclaboussant la classe politique. Les bureaux de vote doivent ouvrir de 08H00 à 20H00 locales (de 07H00 à 19H00 HB). Des premiers sondages sortie des urnes sont attendus dès la clôture du scrutin avant que de premiers résultats partiels ne soient publiés dans la nuit. Inimaginable il y a encore quelques semaines, une victoire de Volodymyr Zelensky, nouveau soubresaut de la vague mondiale anti-élites, est considérée comme acquise par bien des observateurs à Kiev. Largement en tête du premier tour avec un score double de celui de son rival, M. Zelensky était crédité de plus de 70% des intentions de voix dans les derniers sondages avant le second tour. Au-delà de sa promesse de maintenir le cap pro-occidental pris en 2014, la politique que mènerait M. Zelensky reste très floue même s'il a tenté entre les deux tours de renforcer sa crédibilité, s'entourant de conseillers plus expérimentés et s'exprimant enfin dans la presse. Pour Anatoli Oktysiouk, du centre d'analyse Democracy House, la victoire probable du comédien, encore adolescent à la chute de l'URSS, reflète surtout la défiance envers "les anciens hommes politiques". "Les scandales permanents de corruption, certaines réformes, la baisse du niveau de vie, la pauvreté... tout cela a poussé les électeurs de l'est, du centre, de l'ouest mais aussi de Kiev à exprimer leur méfiance", a-t-il expliqué à l'AFP. Pour mettre au jour l'inexpérience de son rival, le chef de l'Etat sortant comptait sur le débat de l'entre-deux tours. Tenu vendredi, le face-à-face n'a pas changé la donne, donnant lieu à un échange d'invectives plus qu'à une discussion sur le fond. (Belga)

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