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Compléments alimentaires: Test Achats met en garde contre leur mauvaise utilisation

Les compléments alimentaires suscitent de nombreuses questions quant à leur efficacité, leur sécurité et leur contrôle. Julie Frère, porte-parole de Test Achats, apporte un éclairage sur ce marché en plein essor et met en garde contre les risques potentiels liés à leur consommation.

Les compléments alimentaires, ces produits qui se présentent sous forme de gélules, capsules ou poudres et sont censés compléter notre alimentation, sont de plus en plus présents dans notre quotidien. Selon Julie Frère, porte-parole de Test Achats, ils sont destinés à maintenir un apport en certains nutriments, éviter des carences ou les corriger, mais l'organisation met en garde contre un marketing agressif et des promesses exagérées. En effet, un récent sondage révèle que plus de la moitié des Belges consomment des compléments alimentaires, souvent sans avis médical préalable.

Des magasins qui ne sont pas formés 

Julie Frère souligne également les risques potentiels liés à la consommation de compléments alimentaires. Test Achats met en garde contre les possibles interactions avec des médicaments, le risque de surdosage pouvant entraîner des effets concrets sur la santé, ainsi que la moindre rigueur des contrôles de sécurité et d'efficacité par rapport aux médicaments. "Cela nous inquiète parce que 40 % des gens qui consomment des compléments alimentaires pensent qu'ils sont toujours sans danger. Mais il faut savoir qu'en fait, les compléments alimentaires peuvent interagir avec des médicaments", indique Julie Frère. Elle prend l'exemple du millepertuis, une plante : "C'est un complément alimentaire qui peut interagir avec la pilule contraceptive. Ce qu'on a constaté lors d'un mystery shopping il y a quelques mois, on a envoyé des enquêtrices en pharmacie d'une part et d'autre part dans des magasins plutôt diététiques, elles ont dit  'je prends la pilule contraceptive, je voudrais du millepertuis'. Dans 16 pharmacies sur 19, donc la grande majorité, les pharmaciens ont indiqué qu'il y avait une possibilité que ça réduise l'effet de la pilule contre seulement 7 magasins sur 20 de diététiques qui l'ont signalé". 

4 consommateurs sur 10 ne voient pas la différence entre compléments et médicaments. 

De plus, une confusion entre médicaments et compléments alimentaires persiste chez de nombreux consommateurs, ce qui soulève des préoccupations supplémentaires quant à la consommation de ces produits : "Il y a près de 4 consommateurs sur 10 qui pensent que la différence entre compléments alimentaires et médicaments n'est pas claire... Parce que ces compléments sont vendus en pharmacie. Ils ont des packagings parfois similaires, on voit aussi qu'il y a des substances identiques dans des compléments alimentaires ou dans des médicaments", précise la porte-parole de Test Achats.

Face à ces constats, Test Achats demande un meilleur encadrement, une définition plus claire, des exigences renforcées en termes d'efficacité et de sécurité, ainsi qu'un contrôle accru de la part des autorités. L'organisation encourage également la population à signaler tout effet secondaire lié à la consommation de compléments alimentaires sur le site de Nutri-Vigilance mis en place par le SPF Santé Publique.

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  • Les pharmacies sont complices de charlatanisme. Elles vendent des produits inutiles (homéopathie, patchs machins, etc.) ou dangereux (vitamines, compléments, huiles essentielles), voire en font la publicité.

    Thierry Frayer
     Répondre