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Charles Michel ne compte pas céder face aux grévistes: "Ce gouvernement n'est pas sourd. Ce gouvernement est déterminé"

Le gouvernement fédéral reste ouvert au dialogue, a répété mardi le Premier ministre Charles Michel dans le RTLinfo 19h, à la suite des manifestations qui ont eu lieu dans le pays pour la sauvegarde des services publics.

Accusé de surdité par les manifestants, le Premier ministre Charles Michel est venu s'expliquer sur le plateau du RTLinfo 19h, mardi. "Ce gouvernement n'est pas sourd. Ce gouvernement est déterminé. Nous sommes convaincus qu'il faut faire des réformes pour garantir la capacité, demain, de financer des pensions solides pour tout le monde, garantir l'accès à des soins de santé de qualité. Ce qui serait coupable, ce serait de ne pas agir", a tout de suite indiqué Charles Michel à Michel De Maegd.

Le chef du gouvernement rappelle ainsi l'importance des réformes qu'il mène et dont il entend maintenir le cap. "Le gouvernement fédéral reste ouvert au dialogue et à la concertation pour poursuivre les réformes entamées. Ces réformes sont indispensables pour garantir le financement durable de nos solidarités".


"Il y a eu beaucoup de désinformation"

Le Premier ministre a ensuite rapidement tenu à rétablir "sa" vérité au niveau des chiffres de son effectif. "Il y a beaucoup de désinformation. Par exemple, les premiers résultats qui font suite à nos décisions sont là. Des milliers d'emplois ont été créés depuis que je suis en fonction. Le nombre de faillites est au plus bas en comparaison avec les dernières années. Les premiers fruits des réformes sont là", a insisté Charles Michel.

"Ces premiers résultats ne suffisent pas. Le chemin est encore long. Plus que jamais nous devons serrer les rangs et tous travailler dans la même direction pour favoriser la création d'emplois. C'est encore plus vrai après les attentats du 22 mars qui ont fait du tort à notre économie. Ne scions pas la branche sur laquelle le pays est assis. Le dynamisme économique et la création d'emplois nécessitent de la stabilité", a-t-il ajouté.

Le Premier ministre réitère également le credo de son gouvernement en matière de droit de grève, qui "n'est pas absolu", et appelle au respect de la liberté de circuler et de travailler de millions de citoyens et d'étudiants qui ont besoin de se déplacer.