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Alisson, 27 ans, est atteinte d'une maladie peu connue qui rend ses règles très douloureuses et peut empêcher d'avoir des enfants

Ce dimanche, c'est la journée mondiale contre l’endométriose. Une maladie gynécologique dont on parle peu. Pourtant 10% des femmes en âge d'avoir des enfants en souffrent.

Ce dimanche, c'est la journée mondiale contre l'endométriose. L’endométriose est une maladie gynécologique qui touche, selon les estimations, 10% des femmes en âge de procréer. Elle se caractérise par la présence de muqueuse utérine à l’extérieur de l’utérus. Quels sont les symptômes ? Des règles douloureuses, l’infertilité et parfois des kystes. L’endométriose se soigne difficilement parce que les symptômes sont différents pour chaque patiente. Les traitements possibles sont donc à chaque fois différents.


"Très jeune, j’ai commencé à avoir des douleurs au moment des règles"

Alisson a 27 ans et elle connaît les douleurs que provoque l’endométriose depuis longtemps. "Très jeune, j’ai commencé à avoir des douleurs au moment des règles. C’est vrai que tout le monde dit que c’est normal, il ne faut pas s’inquiéter. Pendant mes grossesses je n’ai absolument pas souffert, ce qui est quand même un signe, ça met la puce à l’oreille", explique-t-elle au micro de Pierre Fagnart pour Bel RTL.


Quels symptômes?

Mais après son deuxième accouchement, les douleurs reprennent de plus belle. "Quand on a mal au point de faire des malaises ou d’avoir envie de vomir, de ne pas savoir sortir de son lit pendant plusieurs jours, c’est quand même inquiétant." L’endométriose se fait également présente avec des douleurs pendant les rapports sexuels et de l’infertilité. Parfois, mais c’est plus rare, des douleurs pelviennes, des douleurs pour aller à selle ou encore des douleurs en urinant


"On ne sait pas quand les douleurs vont arriver, donc on n’a plus envie de sortir, on s’isole complètement"

La douleur physique est une chose, mais il y a aussi les conséquences psychologiques. "Le ventre qui gonfle, donc on ne sait plus comment s’habiller, on ne sait pas quand les douleurs vont arriver, donc on n’a plus envie de sortir, on s’isole complètement, on n’a plus envie de voir personne. Les gens jugent, ne connaissent pas et jugent et ça fait du mal aussi", ajouté Alisson. Au quotidien, l’endométriose peut en effet provoquer de la constipation chronique, des conséquences sur l’humeur, le sentiment de satiété (d’où une prise de poids) et la diminution de la libido. Pour les patientes qui veulent un enfant, il ne faut pas inévitablement passer par une fécondation in vitro, mais il faudra y songer pour éviter la récidive d’endométriose.


Pas facile de parler de cette maladie

Et la nature de la maladie n’aide pas pour en parler. "Ça touche à la féminité, à l’intimité donc c’est vrai que ce n’est pas évident d’aller en parler à quelqu’un. On se dit voilà, ça fait des années que les femmes ont leurs règles, elles ne se sont jamais plaintes donc pourquoi moi", fait remarquer la jeune femme qui a été opérée il y a un peu moins d’un an.


Comment soigner?

Mais comment soigner cette maladie ? Si la patiente consulte pour des douleurs, on peut faire un traitement médicamenteux afin de diminuer ou supprimer ces douleurs. On peut aussi opérer, mais la chirurgie ne sera pas directement proposée. La pilule en continu va permettre de supprimer les symptômes, mais pas la maladie. Si la patiente consulte pour infertilité, il est possible de faire une chirurgie, car elle augmente les chances de tomber enceinte. La chirurgie est le seul vrai moyen d’éradiquer l’endométriose, mais il y a un risque de récidive. En bref, le traitement de l’endométriose, c’est toujours une balance entre le risque et le bénéfice, car les chirurgies peuvent être risquées pour un bénéfice moindre.


"Le fait d’avoir été entourée de personnes qui m’ont comprise"

Malgré ce risque de rechute, elle va beaucoup mieux et pas uniquement grâce à l’opération. "Le fait aussi d’avoir été entourée de personnes qui m’ont comprise, qui m’ont fait passer des examens et qui m’ont dit ’voilà, c’est ça, on sait ce que c’est, on peut le quantifier, on peut le traiter ou pas’, ça a fait une grande partie du boulot", conclut-elle.