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Journée mouvementée pour les habitants d'Auvelais: Willy décrit l'opération des policiers d'intervention spéciale

Un important dispositif de policiers a été déployé à Auvelais, en province de Namur, ce midi. Une rue a été fermée à la circulation. Des perquisitions liées à l'enquête concernant les attentats de Paris y ont eu lieu.

Peu avant 13 heures, plusieurs internautes nous ont contactés via le formulaire alertez-nous, pour nous signaler que les forces spéciales d'intervention, les pompiers et les services de déminage étaient déployés dans le centre d'Auvelais. En effet, une perquisition a été exécutée dans le cadre de l'enquête concernant les attentats commis à Paris le 13 novembre dernier, indique le parquet fédéral dans un communiqué. Personne n'a été interpellé.

Un dispositif important a été déployé, du matériel étant recherché, avait précédemment précisé le bourgmestre, Jean-Charles Luperto. Personne n'a été interpellé, d'après le parquet, qui ne fera pas d'autres commentaires quant aux résultats de la perquisition. Notre journaliste Benjamin Brone a pu voir l'habitation cible de l'opération policière: "Dans la maison visiblement inoccupée, une boîte aux lettres qui déborde. Les enquêteurs étaient à la recherche de matériel. Dans la rue, aucun commentaire au sujet de cette maison, dont les occupants sont inconnus du voisinage".

Depuis son jardin, en contrebas, Willy dispose d’un accès direct à la rue bloquée par le périmètre de sécurité. "J’ai vu le policier, avec un berger allemand, et ils avançaient presque accroupis, en montant tout doucement". Il s’agissait d’hommes encagoulés: "des hommes d’interventions spéciales, comme on voit".

Des mesures de sécurité ont été immédiatement décidées dans les écoles du quartier. "J’ai calmé les enfants, je leur ai expliqué qu’il y avait des méchants qui pouvaient venir, donc je leur ai dit, si madame vous dit les méchants sont là, vous vous couchez par terre, vous faites semblant d’être morts", explique Nadine Charles, institutrice maternelle à l’école communale de Seurice.

Alertés par les informations sur internet, les parents de Léopold sont d’ailleurs venus récupérer leur enfant plus tôt que prévu. "J’ai vu les hélicoptères pendant que j’étais chez ma grand-mère ce matin et mon mari m’a expliqué un peu ce qui se passait, donc j’ai regardé sur internet, et forcement le stress. ON est parents donc c’est logique".