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90 secondes pour comprendre ce que rapporte vraiment une Palme d’or

90 secondes pour comprendre ce que rapporte vraiment une Palme d’or
 
 

Le prestigieux festival du film de Cannes s’ouvre ce mercredi, avec pas mal de Belges en compétition dont les Frères Dardenne, doublement primés. Mais que rapporte une Palme d’or ? C’est la question à laquelle a répondu Frédéric Moray dans sa chronique 90 secondes pour comprendre ce mercredi. "En partant de l’exemple que l’on connait le mieux. A savoir les palmes Belges, celles des frères Dardenne."

Dans un entretien qu’ils ont accordé à la DH hier, ils reconnaissent que le simple fait d’être sélectionnés en compétition à Cannes donne une autre résonnance à leur film.

Une sélection offre directement une visibilité internationale. Sans Cannes, la distribution au-delà de nos frontières et celles de la France serait très compliquée.

Et cela se voit dans les chiffres d’entrées dans les salles

L’impact est direct. Si on prend les chiffres qui m’ont été communiqués par Les Films du Fleuve, la société de production des frères Dardenne, on voit que la Palme d’or a un effet démultiplicateur.

D’une part, une partie du public a envie d’aller voir la Palme d’or au moment de sa sortie. Et, sur le long terme, elle contribue à la réputation du film qui entre dans l’histoire du cinéma.

Exemple concret : leur film « La Promesse » sélectionné à la quinzaine des réalisateurs en 1996 a enregistré 304 000 spectateurs dans les salles en France. Trois ans plus tard, leur première Palme d’Or, « Rosetta » attirait 707 000 spectateurs, soit une audience doublée.

Pourtant, certaines Palmes d’or font fuir le public

Oui, certaines sont de véritables flop commerciaux, mais sans doute que ces films auraient encore eu moins de retentissement sans cette Palme.

Les frères Dardenne y voient aussi un effet pervers à ces récompenses. Leur dernier film « Deux jours, une nuit » avec notamment Marion Cotillard, n’a pour la première fois récolté aucune récompense. Conséquence, une partie du public s’en est désintéressé, estimant que, puisqu’il n’avait pas été récompensé, ce film devait être moins intéressant. Alors que la critique était dans ce cas bien meilleure que pour la plupart de leurs autres films.

Les voilà prévenus. A « la fille inconnue », leur 7e film présenté en compétition officielle, d’être à la hauteur de leur réputation.


 




 

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