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"A un moment donné le personnel sort en pleurant": les employés de Lidl se disent épuisés, la grève n'est pas près de s'arrêter en Wallonie

Le mouvement de grève chez Lidl risque de durer encore un certain temps, en tous cas en Wallonie. Les travailleurs refusent les propositions de la direction pour limiter la surcharge de travail. Ils veulent poursuivre les actions lundi, et jusqu'au finish. Qu'est-ce qui coince? Emmanuel Dupont et Gaëtan Lillon ont cherché à le savoir pour le RTL INFO 19H.

Une centaine de magasins Lidl sont fermés depuis mercredi. Il s’agit d’une grève sans précédent selon les syndicats, qui ont rencontré le personnel ce matin. Visiblement le mouvement n’est pas près de s’arrêter. "C’est un mouvement exceptionnel, ça fait le 4ème jour, ils sont prêts à aller au finish. Ils nous ont bien dit lors des assemblées ce matin : c’est au finish, ce n’est pas juste pour avoir notre samedi, ou notre lundi non, ils veulent vraiment aller jusqu’au bout", a déclaré Annie Izzo, déléguée syndicale CNE.

Les employés de la chaîne Lidl se disent épuisés par une charge de travail de plus en lourde au quotidien. "Dès qu’on commence à 7h du matin, on est au taquet : c’est faire les fruits et légumes le matin, faire la viande, cuire le pain, faire le parking, ouvrir le magasin pour 8h30… A un moment donné le personnel sort en pleurant", dit Anna Campora, gérante du Lidl de Mons.

La direction de Lidl a rencontré les représentants syndicaux jusque tard hier soir. Elle leur a suggéré de rajouter un équivalent temps plein dans chaque magasin pendant 6 mois. Une proposition jugée raisonnable par certains syndicats libéraux et chrétiens côté flamand, mais dans le sud du pays, on refuse le caractère temporaire de cette proposition. "On a l’habitude chez Lidl que la direction nous fasse lanterner quand il s’agit de négocier donc on sait très bien que 6 mois ce ne sera pas suffisant", réagit Myriam Delmée, vice-présidente SETCA. "Si la direction enlève les 6 mois, et met ‘à durée indéterminée’ les gens reprendront le travail dès demain", indique Annie Izzo.

Dans un communiqué la direction se dit "profondément déçue" par le désaccord avec les syndicats alors qu’elle estime avoir répondu à leur demande. Une centaine de magasins sur trois cents étaient fermés aujourd’hui, et pourraient donc l’être encore la semaine prochaine.

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