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90 secondes pour comprendre pourquoi les femmes gagnent toujours moins que les hommes

90 secondes pour comprendre pourquoi les femmes gagnent toujours moins que les hommes

Ce matin dans se rubrique 90 secondes pour comprendre, Frédéric Moray est revenu sur la grève de février 1966. "Durant plusieurs semaines, les femmes de la FN Herstal ont manifesté pour obtenir un salaire équivalent aux hommes, pour un même travail. 50 ans après, les salaires moyens d’un homme et d’une femme ne sont toujours pas équivalents. Voici pourquoi."

D’abord ce chiffre : globalement en Belgique, une femme gagne encore en moyenne 22 % de moins qu’un homme, si on fait le calcul d’une année. Cela représente 9 % de moins par heure de travail. On constate également qu’il y a trop peu de femmes aux fonctions dirigeantes. Seulement 35 % de ces postes sont occupés par des femmes. Pourtant, le marché du travail est lui presque paritaire.


Pourquoi ces inégalités salariales persistent-elles ?

Les facteurs sont multiples. On peut s’appuyer sur les résultats d’une étude menée par l’Institut pour l’égalité entre les hommes et les femmes. Selon ce rapport, sorti en 2015, parmi les explications avancées: la profession exercée, le niveau de fonction, le secteur d’activité, le type de contrat de travail, la durée du travail…

Aujourd’hui en Belgique, 46% des femmes et 10% des hommes travaillent à temps partiel. Et parmi les salariés à temps partiel, 81% sont des femmes. Et pourtant le choix volontaire du travail à temps partiel ne concernerait que 8 % des femmes ou des hommes.

Par ailleurs, l’inégalité salariale s’explique aussi par l’inégalité du travail. En gros, les femmes sont surreprésentées dans les professions où il y a le moins à gagner : dans le secteur des services et en particulier l’enseignement, les soins de santé et l’aide aux personnes, le commerce, les services administratifs de bureau et autres activités de soutien aux entreprises.


Pas une question de formation

Il y a désormais plus de femmes que d’hommes diplômés des études supérieures. Pourtant une fois sur le marché du travail, les débouchés qui s’offrent aux filles sont moins rémunérateurs que ceux des garçons.

Et puis, dernière influence sur les salaires, mais qui n’est pas liée au travail : la sphère familiale. La carrière et le salaire des femmes est fortement lié au fait qu’elles soient mariées ou non et que le ménage comprenne ou non des enfants.

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