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À partir de 2021, il y aura plus d'emplois vacants que de gens disponibles en Belgique (selon Agoria)

La difficulté de nombreuses entreprises à trouver du personnel pourrait s'accentuer à l'avenir. Selon une étude de la fédération de l'industrie technologique Agoria et d'autres services de l'emploi (VDAB, Actiris, Forem), les jobs vacants seront plus nombreux que les personnes disponibles sur le marché du travail à partir de 2021. Quelque 600.000 emplois resteront inoccupés en 2030 sans mesures adéquates, d'après ses conclusions. Agoria plaide pour davantage de formations et une immigration économique ciblée.

L'étude a analysé l'impact de la digitalisation sur le marché de l'emploi. "Elle démontre que ce n'est pas un danger, comme le pensent de nombreuses personnes, mais que c'est au contraire une énorme opportunité", souligne le patron d'Agoria Marc Lambotte. Pour chaque emploi qui disparaît en raison de la digitalisation (235.000 d'ici 2030), près de quatre autres sont créés (864.000), d'après l'étude.

Le nombre de travailleurs disponibles ne tient toutefois pas le rythme. Face à ce problème, Agoria préconise notamment la réorientation des travailleurs dont l'emploi disparaît (ouvriers non qualifiés, caissiers, employés au guichet), des formations continues, l'activation des chômeurs, une immigration économique ciblée et le choix de filières avec des perspectives d'emploi pour les étudiants.

"Si toutes les mesures de notre étude sont adoptées, 108.000 emplois resteront néanmoins vacants en 2030", ajoute Marc Lambotte. "Cela représenterait 2% de la population active, que nous considérons comme un 'taux de vacance naturel'." Le ministre fédéral de l'Emploi Kris Peeters (CD&V) confirme "le sentiment d'urgence" démontré dans l'étude, mais souligne que des mesures sont déjà en cours d'élaboration. Il évoque entre autres le "jobs deal" conclu au moins de juillet.

Le ministre wallon de l'Emploi et de la Formation indique lui que l'étude "conforte" son ambition du plein emploi à l'horizon 2025. Pierre-Yves Jeholet souligne que la formation constitue "le meilleur levier" pour lutter efficacement contre les pénuries d'emplois. Le ministre compte d'ailleurs inviter prochainement les acteurs concernés pour évoquer les pistes susceptibles d'accélérer la transition numérique. "Les perspectives économiques sont bonnes, nous devons impérativement en profiter", ajoute-t-il.

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