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Automatisation de nos métiers: opportunité d'évoluer ou menace pour l'emploi ?

Dans Money Times, ce mardi, on parle argent, économie, automatisation.

Tous les feux sont au vert pour la croissance économique mais est-ce que l’emploi en bénéficie directement ?

Oui clairement. Le taux d’emploi augmente, donc le nombre d’emplois augmente, des gens trouvent du boulot et ces jobs ne sont pas tous des mini-jobs, que du contraire. Et manifestement cette dynamique va continuer cette année. Le problème restant la pénurie de talents qui risque de ralentir la croissance. Il y a près de 150.000 emplois vacants en Belgique aujourd’hui. La guerre des talents a donc débuté pour attirer, voire débaucher ces talents.

Comment est-ce que l’emploi peut progresser alors que l’automatisation est en marche ?

Les études sur le sujet se succèdent et se contredisent. Elles s’accordent en tous cas pour dire qu’il y aura bien un impact de cette automatisation. Pour certaines études, elle va mettre de côté des centaines de milliers de travailleurs, pour d’autres, comme celle de Manpower publiée aujourd’hui digitalisation et automatisation pourraient avoir un impact positif sur l’emploi. Manpower explique que 91% des employeurs belges prévoient de maintenir ou d’augmenter leurs effectifs au cours des deux prochaines années face à l’automatisation. 25% de les augmenter… Et c’est une tendance mondiale…

Comment est-ce possible ?

En fait, cela dépend des secteurs et des fonctions occupées. Dans l’informatique, pas de problème, les entreprises ont besoin comme de pain d’informaticiens, de développeurs pour automatiser leurs activités répétitives ou pour développer la relation client. Par contre pour le volet administratif, le risque est élevé d’avoir un bilan négatif au niveau de l’emploi.

Quels sont les diplômes les plus menacés ?

On ne parle plus nécessairement de diplômes mais d’un mix de compétences permettant de tirer profit de la technologie et aussi surtout d’attitudes, comme la collaboration, la résolution de problèmes, l’orientation client, l’organisation ou la communication. C’est ce qu’on appelle les « soft-skills ».

De quoi parle-t-on précisément ? De robots qui vont remplacer les travailleurs qui n’ont pas ces compétences ou attitudes ?

Pas de robots avec des bras et qui marchent de manière chaotique. Le robot qui remplace des humains dans des entreprises, c’est aujourd’hui un ordinateur avec des logiciels qui vont exécuter des tâches répétitives auparavant exécutées par des humains. Le robot va être fonctionnel 24h/24 et 7j/7, va se tromper peut-être une fois, mais pas deux, va demander une seule fois par exemple par mail s’il a un doute, et va être capable de traiter une réponse par mail ou même par la voix. Le côté positif c’est qu’il libère le travailleur d’une tâche répétitive plus que probablement abrutissante. Le côté négatif c’est que si son entreprise n’offre pas à son travailleur une formation pour faire autre chose que ce travail répétitif, ou si le travailleur n’est pas désireux de se former et d’évoluer, alors il risque de se retrouver sur le carreau…

L’automatisation est donc une opportunité d’évoluer mais aussi une menace pour le travailleur. La responsabilité des entreprises est donc immense d’accompagner cette automatisation …

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