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Bonne nouvelle: début de relance économique à Bruxelles après la crise due aux attentats

 
 

Economiquement, la capitale va mieux. Tous les voyants sont désormais au vert pour une reprise économique après la claque qu’ont été les attentats il y a un an. En tout, ce ne sont pas moins de 2,4 milliards d’euros qui ont été perdus en un an, dont 800 millions rien que pour les hôtels et restaurants.

Alors que Paris, Nice et d’autres villes d’Europe ont été touchées par des attentats à caractère islamiste, c’est à Bruxelles qu’ils ont fait le plus de ravages au niveau économique. La capitale belge et capitale de l’Europe a été littéralement désertée par tous : Bruxellois en sortie, touristes belges, touristes étrangers et même le tourisme d’affaire.

Heureusement, un an plus tard, les touristes sont de retour et les investisseurs reviennent également.


Retour à la normale dans le courant du printemps

L’économiste en chef de la fédération des entreprises de Belgique (FEB), Edward Roosens, confirme que les dernières courbes remontent. Le retour à la normale est proche : "Je pense que dans quelques mois, disons au printemps 2017, que tous les effets seront dissipés et à ce moment-là, je pense qu’on peut aussi s’attendre à ce que de l’emploi se crée à nouveau dans le secteur de l’horeca et du tourisme", estimait-il au micro de Sébastien Rosenfeld et Pascal Noriega dans le RTLinfo 13h.


L'hôtellerie en plein boum

Ceux qui peuvent déjà se frotter les mains sont les hôteliers. "L’hôtellerie, si elle ne représente que 20% du personnel occupé du secteur horeca, est une vitrine du secteur", note Eric Catry, vice-président de la section hôtel de la fédération bruxelloise. Et cette vitrine profite du retour des hommes d’affaire à Bruxelles, qui représentent 55% de la clientèle des hôtels bruxellois. "On a tourné une page", assure-t-il, prenant pour preuve la prochaine ouverture de plusieurs établissements hauts de gamme pour 2017 et la reprise de 2 hôtels historiques, dont le Sheraton, qui à lui seul représente "un coût de 250 millions".

Même son de cloche du côté d’Aldert Schaaphok, vice-président du groupe hôtelier suédois Pandox : "On veut investir au moins 4% de nos revenus dans nos hôtels existants chaque année. On voit qu’il y a une possibilité de gagner un marché dans certains domaines. Je vois un futur très attractif et pas un scénario pessimiste ou négatif, pas du tout."


La restauration peine toujours

Le secteur de la restauration, lui, ne profite pas encore de cette reprise économique. En témoigne Philippe Trine, le vice-président de la section restaurants de la fédération bruxelloise. Lui et ses collègues annoncent encore des pertes de 20% de leur chiffre d’affaire. "Si vous restez ouvert jusque 11h30 – minuit, vous n’avez personne qui rentre. Les gens ont changé leurs habitudes de consommations. Ils vont au spectacle ou en ville, ils reviennent vite, mangent un petit bout et puis s’en vont, ce qui n’était pas le cas avant."

Désormais, c’est le retour des clients asiatiques, souvent fortunés, qui est attendu avec beaucoup d’espoir par les restaurateurs de la capitale.




 

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