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Charleroi fait la Une du prestigieux Wall Street Journal

 

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Un circuit touristique qui fait le tour des endroits les plus glauques de Charleroi. L'initiative avait fait l'objet d'un reportage dans le Journal de RTL-TVI voici plus d'un an. Il figure désormais à la Une de la version internet du prestigieux Wall Street Journal.

Ce matin, à la Une du Wall Street Journal sur internet, dans la rubrique Travel (Voyage), ce n'est pas Le Caire, Rome ou le Machu Picchu, non, ce matin à la Une du prestigieux journal économique, la référence mondiale des businessmen, la bible du capitalisme, c'est... Charleroi. La plus grande ville wallonne au firmament de l'économie ? Le plan Marshall 2.0 aurait été si efficace ? Malheureusement, non. Toutefois, c'est quand même l'esprit d'entreprise qui se voit consacré dans l'article. Nicolas Buissart, jeune artiste de 30 ans, organise depuis plus d'un an un circuit touristique des... endroits les plus glauques de Charleroi: maison de Dutroux, station de métro à l'abandon, vue du terril, rues connues pour leur laideur. L'initiative avait fait l'objet d'un reportage de notre journaliste Ludovic Delory, au mois de mars 2009 (VIDEO ARCHIVE: VOIR LE REPORTAGE). L'auteur de l'article part de ce "tour" de Charleroi pour évoquer la crise de la Belgique et les ressentiments de la riche Flandre vis-à-vis de la pauvre Wallonie. Voici de larges extraits de l'article.

Safari urbain avec visite de stations de métro inutiles

"Nicolas Buissart organise un safari urbain qui inclut la montée d'un terril, l'exploration des stations de métro jamais utilisées, une marche dans les rues réputées parmi les plus laides du pays, une visite de la maison où la mère du peintre Magritte a vécu avant de se jeter dans le canal, un passage par la maison de Dutroux, etc... Le transport s'effectue dans une camionnette sans siège (...) Le 1er arrêt se fait dans une station de métro fantôme. Dans les années 60, la Ville prévoyait un réseau de 45 km avec 8 lignes. En 1985, elle fut à court d'argent, laissant des lignes à moitié construites et des stations inutilisées. 'C'est comme un jardin japonais', dit Mr Buissart, 30 ans, artiste à côté de son activité de tour-opérateur."

"Les choses laides sont fascinantes"

"'Les gens ne viennent pas dans la ville, mais ils devraient. Les choses laides sont fascinantes', dit Buissart. La ville industrielle de 200.000 habitants dans la partie francophone de la Belgique est aujourd'hui surtout connue pour son aéroport austère et autres désagréments. Les 25.5% de chômage à Charleroi font plus du double de la moyenne nationale. Pour la majorité du pays parlant le néerlandais et habitant dans une Flandre plus prospère, Charleroi représente tout ce qui ne fonctionne pas en Wallonie. Le coût de la sécurité sociale et des subsides versés directement au sud constituent la raison-clé pour laquelle la Belgique n'a plus de gouvernement depuis le mois de juin. 'C'est pourquoi j'amène les gens ici, pour leur montrer ce que les politiciens font avec leur argent' (...) Et pour impressionner les filles' dit Nicolas Buissart"

"Américain: une spécialité belge"

"Tout en expliquant le circuit, Buissart mange un 'Américain': une spécialité belge faite de viande hachée crue mélangée avec de la mayonnaise."

"Plus chaotique que la visite des favelas"

"'J'ai fait une visite des favelas au Brésil et cette visite-ci est beaucoup plus chaotique', raconte un participant, Howard Ryland, 29 ans, docteur à Londres."  

"'Ce qui manque vraiment à Charleroi est l'orgueil et la volonté collective de changer les choses', dit Antoine Tanzili, conseiller communal en charge du Tourisme."

> VIDEO ARCHIVE: (RE)VOIR LE REPORTAGE DU JOURNAL (MARS 2009)




 

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