De plus en plus d'entreprises font appel au crowfunding: 40 millions d'euros de fonds levés en 6 ans

De plus en plus d'entreprises font appel au crowfunding: 40 millions d'euros de fonds levés en 6 ans

En six ans, plus de 200 entreprises belges ont levé des fonds grâce au financement participatif. Autrement appelé crowfunding.

Le principe est simple: tout le monde peut financer la création d'une société ou un projet. Cela se passe souvent via des plateformes sur internet et les réseaux sociaux.

Le crowfunding n'avait permis de financer que trois projets en 2012, 92 en 2017. En six ans, les fonds levés se montent à 40 millions d'euros.


"Beaucoup plus de projets soumis"

Pas de doute, cette forme alternative de financement se développe de plus en plus.

"On voit surtout l’année passée, une évolution très significative des montants levés, deux fois plus. Il y a aussi eu beaucoup plus de projets soumis à l’appréciation des plateformes", explique Jean-Paul Servais, le président de la FSMA, l’autorité de contrôle du secteur financier. "Le délai nécessaire au financement de projets a été divisé par deux en un an de temps. Y contribue incontestablement à la fois, la procédure d’agrément des plateformes les plus significatives mises sur pied par l’autorité de contrôle du secteur financier, mais aussi un stimulus d’ordre fiscale (pouvoir déduire 35% du montant investi dans les PME)."


"On a eu le double du montant recherché"

Une petite société bruxelloise, Billy Bike, a pu débuter grâce au financement participatif. Elle propose des vélos électriques pour se déplacer dans Bruxelles.

Notre journaliste Bernard Lobet a rencontré le cofondateur Pierre de Schaetzen, qui explique que la levée de fonds nécessaires à la création de l'entreprise a dépassé toutes les espérances. "On a eu le double du montant recherché (qui était de 125.000 euros). On a pu passer plus de commandes pour plus de vélos", indique-t-il. Née en septembre 2017, Billy Bikie va passer de 150 à 600 vélos au printemps prochain. "Ils seront résistants au vol, au vandalisme, aux intempéries et à tout ce qui peut arriver en rue" explique Pierre de Schaetzen qui donne également le mode d'emploi: "Sur l’application, on voit où se trouve le vélo. On l’ouvre avec l’application et on peut le prendre n’importe où à Bruxelles."

Une nouvelle application va voir le jour l’année prochaine. Le champ de déploiement des vélos Billy va passer de quatre à une dizaine de communes bruxelloises. Trois personnes supplémentaires ont été embauchées. "Elles vont nous permettre de se préparer à la croissance de la flotte et pouvoir gérer l’entretien des vélos", poursuit Pierre de Schaetzen.

S’il y a dans quelques mois un nouvel appel à des investisseurs, ce sera pour exporter le concept dans une autre ville.

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