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Il est plus difficile de retrouver un emploi avec la crise du covid

Retrouver un emploi prend plus de temps depuis la crise du covid
 
 

"J’ai l’impression presque chaque matin de parler indirectement de ce covid… cela en devient presque gênant, mais il n’y a pas un jour où on se rend compte qu’il impacte les manières dont nous vivons et travaillons."

Le délai moyen au cours duquel les travailleurs licenciés retrouvent un nouvel emploi a augmenté de 30% depuis le covid. Ce délai moyen entre le licenciement et le moment où la personne licenciée retrouve un job est passé en 2020 de 4,5 à 5,9 mois. Ce qui fait une augmentation de 30% et d’un mois et demi.

Mais il y a d’autres mauvaises nouvelles dans l'étude du Groupe Social Acerta. Le pourcentage de personnes ayant trouvé un autre emploi dans l'année qui a suivi leur licenciement a également diminué de 5% l'année dernière par rapport à 2019.

Bref, on s’en doutait, mais à présent on a des chiffres: la situation sur le marché de l’emploi s’est logiquement dégradée.

Quelles sont les mécaniques qui impactent ainsi licenciement et recherche d’un nouveau job?

D’abord, le marché est moins attrayant dans les secteurs les plus touchés par le covid et ceux, souvent les mêmes, qui n’ont pas redémarré. Cela a, en quelque sorte, gelé le marché du travail.

Ensuite, il faut bien se rendre compte que les licenciements se sont ajoutés à des situations de vie déjà difficiles à cause de la pandémie et des confinements. Bref, les personnes concernées ont souvent mis plus de temps à s’engager résolument dans la recherche d’emploi.

Et enfin, l’étude souligne que les personnes à la recherche d'un nouvel emploi sont devenues beaucoup plus critiques sur l'orientation qu'elles souhaitaient donner à leur carrière. Ce qui a aussi contribué à allonger le temps pour retrouver un job.

Nous en parlions hier encore, la crise du coronavirus a fait sérieusement réfléchir les gens sur ce qu'ils veulent faire. Les choix de carrière qui étaient autrefois évidents sont aujourd'hui remis en question. Les gens s'arrêtent davantage sur la pertinence sociale de leur emploi et, puisqu’ils sont quand même licenciés, osent davantage envisager un changement de cap professionnel.

Les emplois dans les secteurs des soins et de l'enseignement, par exemple, ont eu une image plus attrayante. La liberté de devenir indépendant, à titre complémentaire ou non, est également devenu une option plus crédible.

Une autre étude, de Randstad cette fois-ci, pointe une position plutôt étonnante

51% des Belges estiment qu'en étant vaccinés, ils pourraient plus facilement trouver un emploi. 72% des répondants déclarent même être prêts à se voir administrer un vaccin pour conserver leur travail.

C’est surprenant, parce que l'employeur belge ne peut exiger de son travailleur qu'il se fasse vacciner, et l'employé ne peut non plus exiger une vaccination de la part de son employeur.

Moins surprenant, 50% des répondants belges préfèrent rester chez eux jusqu'à ce que le vaccin soit largement distribué.




 

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