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L'aéroport de Bruxelles est "techniquement prêt", mais il y a un gros obstacle… syndical: son patron vous explique tout

  • Attentats de Bruxelles: le CEO de Brussels Airport Arnaud Feist est l

  • Les policiers réclament à nouveau plus de sécurité à Brussels Airport

  • Attentats de Bruxelles: Arnaud Feist évoque la sécurité à Brussels Airport

 
 
brussels airport

L'aéroport de Bruxelles est fermé depuis 9 jours. Va-t-il reprendre ses activités, même partiellement? Pour le savoir, l'invité du RTL info 19h était Arnaud Feist, le CEO de Brussels Airprort, jeudi.

Environ 10 jours après les attentats meurtriers du hall des départs, l'aéroport national a mis en place une solution temporaire lui permettant de reprendre partiellement ses activités.

Brussels Airport a en effet reçu le feu vert du service des pompiers et de la direction générale du transport aérien (DGTA) pour une reprise partielle des vols passagers. Le test à grande échelle mené mardi avec 800 employés volontaires de l'aéroport a été analysé par la DGTA, les pompiers, la police fédérale et la Défense. Et il a été convainquant.

Les instances compétentes doivent néanmoins encore prendre une décision formelle sur la date de reprise. Il n'y aura en tout cas pas de vols passagers jusqu'à vendredi soir inclus.

Une zone temporaire de check-in

"Nous avons construit une zone temporaire pour les check-in, puisque la zone des départs a été ravagée par les attentats. Nous avons une capacité de près de 800 passagers par heure, ce qui n'est que 20% de la capacité normale de l'aéroport. Ce qui veut dire que nous ne serons pas en position d'opérer tous les vols qui devraient partir de l'aéroport", a expliqué Arnaud Feist, patron de Brussels Airport, dans le RTL info 19h.

"Donc il faudra faire une allocation, ce qu'on appelle des slots, aux compagnies aériennes, pour limiter à 800 le nombre de passagers par heure".

Un gros obstacle syndical

Mais il y a encore deux obstacles, et le premier est d'envergure. La police de l'aéroport a en effet annoncé des grèves potentielles durant les deux prochains mois, elle qui dénonce depuis très longtemps un manque de moyens entraînant un manque de sécurité. "Tout dépend de cette concertation sociale avec les syndicats de la police. Il est évident que si nous n'avons pas de policiers, il est impossible de redémarrer les opérations", a expliqué le CEO.

Il manque encore également l'autorisation de la part des politiques responsables de l'aéroport, à plusieurs niveaux de pouvoir. Ce qui devrait poser moins de problème. Enfin, sachez que s'il n'a pas souhaité en dire plus sur les pertes financières de son aéroport à l'arrêt depuis 10 jours, M. Feist a prévu "un retour à la normal pour les vacances d'été".

 

 

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