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L'alternative aux taxis bruxellois interdite par Grouwels: l'Europe et Uber vont se battre

 
 

L'entreprise américaine, qui permet de trouver facilement des chauffeurs via une application pour smartphone, est officiellement interdite d'exercer. Ce qui ne plait pas à tout le monde. Explications.

Uber est une application à télécharger sur smartphone, et qui permet de se mettre en relation directe avec un chauffeur potentiel, qui vous conduira où vous le désirez contre paiement. Les prix sont (en théorie) relativement similaires à ceux des taxis locaux, et vous payez via l'application, qui vous demande de renseigner un numéro de carte de crédit.

"Ministre de l'anti-mobilité"

Ce concept est une concurrence directe pour les sociétés de taxis traditionnelles. A Paris comme à Bruxelles, les chauffeurs sont furieux et le font bien comprendre, via des manifestations ou des pressions sur les politiques.

C'est pourquoi, à Bruxelles, la Ministre chargée de la Mobilité, Brigitte Grouwels, a fait interdire l'utilisation de cette application. Ce qui étonne beaucoup les Américains, où l'application existe dans de nombreuses villes.

Et la commissaire européenne en charge de l'agenda digital, Neelie Kroes, qui traité Grouwels de ministre "de l'anti-mobilité".

Uber continue

Malgré la saisie de véhicules de chauffeur (cela a déjà eu lieu), et les menaces d'amende de 10.000€, Uber laisse sous-entendre que son activité reste disponible sur Bruxelles. C'est du moins ce qu'écrit Engadget, l'un des sites d'actualité high-tech en anglais les plus lus au monde.

Sur son blog, ce mercredi, il écrit en effet que la société Taxi Radio Bruxellois (TRB) "contrôle depuis des décennies le marché de la réservation de taxis, et profite d’une situation de quasi-monopole pour négliger jour après jour le service offert aux passagers tout comme aux chauffeurs de taxis appartenant à son réseau".

Uber estime que "s'il y en a qui doivent aller en justice, ce sont les utilisateurs et les conducteurs bruxellois".

Une guerre commerciale, rien d'autre...

"Et nous continuerons de nous battre", précise cette entreprise dont le but, rappelons-le, est de faire de l'argent. On parle bien de business, ne nous voilons pas la face en parlant de covoiturage, qui n'est qu'une option d'Uber.

Il s'agit donc d'une guerre entre une société bien implantée (TRB), ayant le monopole, et un challenger américain, qui rémunère cependant les chauffeurs (bruxellois, a priori).

Cependant, pour le consommateur, la concurrence est toujours saine: elle diminue les prix. Donc, on a tout intérêt à laisser faire les choses... Reste à régler un détail: le fait que le transport de passagers à Bruxelles soit réglementé.




 

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