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La Belgique entrera en récession à la fin de l'année

La Belgique entrera en récession à la fin de l'année
 
 

Nous vous en parlions il y a quelques jours sur RTL INFO, la Belgique entrera en récession à la fin de l'année, à l'instar de la zone euro, a annoncé vendredi la Commission européenne. Celle-ci a publié vendredi ses prévisions économiques détaillées pour l'Union européenne, la zone euro et les différents États membres.

Pour l'ensemble de 2022, l'économie belge affichera une croissance de 2,8% grâce à un bon premier semestre et à la levée des mesures liées à la pandémie de coronavirus, selon la Commission.

Comprendre une récession en VIDEO

L'inflation élevée et la baisse de confiance des consommateurs ont toutefois pesé lourdement sur la croissance au second semestre. En conséquence, celle-ci a chuté à -0,1% au troisième trimestre puis à -0,4% au quatrième trimestre, faisant entrer la Belgique en récession. Selon les prévisions, la croissance économique stagnera au premier trimestre 2023 (+0,0 %), pour se redresser légèrement à partir du deuxième trimestre.

Sur l'ensemble de l'année 2023, la Commission prévoit pour la Belgique une croissance de 0,2 %, qui passera à 1,5 % en 2024. L'inflation est "exceptionnellement élevée" en Belgique cette année, à 10,4 %, indique la Commission. Les prix élevés du gaz et de l'électricité se sont rapidement répercutés sur les autres biens de consommation, dont les prix continueront à augmenter fortement en 2023. L'indexation automatique des salaires a également alimenté cette hausse.

Impact sur les emplois ? 

La Commission prévoit une inflation de 6,2 % pour l'année prochaine, mais celle-ci devrait tomber à 3,3 % en 2024 grâce à la baisse des prix de l'énergie. L'inflation belge est bien plus élevée que dans l'ensemble de la zone euro où celle-ci s'élève à 8,5 %. Seuls cinq pays enregistrent une inflation plus importante, l'Estonie (19,3%), la Lettonie (16,9%), la Lituanie (18,9%), la Slovaquie (11,8) et Les Pays-Bas (11,6 %). En Allemagne et en France elle atteint respectivement 8,8 % et 5,8 %.

Les mesures prises par le gouvernement pour atténuer l'impact des prix élevés de l'énergie sur les ménages et les entreprises créent un déficit budgétaire de 5,2 % cette année (contre 5,6 % l'année dernière). D'après les prévisions, le déficit repartirait à la hausse en 2023 pour atteindre 5,8 %. En cause, notamment, la détérioration de l'environnement macroéconomique, la poursuite de l'indexation automatique des salaires et la diminution des recettes de l'impôt sur les sociétés, en raison de la réduction des marges bénéficiaires.

A contrario, la suppression progressive de la plupart des mesures des aides liées au prix de l'énergie au premier trimestre atténuera la pression sur les finances publiques. Le taux d'endettement devrait, lui, passer de 106% cette année à 108% l'année prochaine et à 109% en 2024, année qui devrait voir le déficit diminuer légèrement pour atteindre 5,1%, grâce à une amélioration de l'environnement économique et à la fin attendue des mesures de crise.

Enfin, la crise entraîne également un ralentissement du marché du travail. L'incertitude et la contraction de l'activité économique feront baisser la croissance du taux d'emploi de 1,8% en 2022 à 0,3% en 2023. Le taux de chômage augmenterait alors à nouveau, passant de 5,8% en 2022 à 6,4% en 2023.


 

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