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La décroissance est-elle la seule politique écologique ?

La décroissance est-elle la seule politique écologique ?
 
 

Face aux limites des ressources de notre terre, il est intéressant de se demander si la décroissance est pertinente à l'heure actuelle. C’est une théorie et une des solutions évoquées par un nombre croissant d’hommes et de femmes politiques, rejoint par des chercheurs. L’alternative serait de continuer à consommer et gaspiller les ressources naturelles et l’énergie et de faire une confiance aveugle dans le futur et notre capacité à tout résoudre, notamment via la technologie.

Que signifierait cette décroissance ?

Pour nous dans les pays développés, cela signifierait l’incapacité de financer notre modèle social, c’est-à-dire le chômage, les soins de santé mais surtout les retraites. Ce serait non seulement une régression économique mais aussi sociale. Pour les pays en voie de développement, cela consisterait à tout simplement renoncer à l’ascenseur social et de rester dans la pauvreté. Le message étant, nous avons tellement pollué cette terre que vous devrez vous réfréner d’accéder à la consommation. C’est un dogme, une idéologie qui fait abstraction du facteur psychologique. Il faudrait idéalement plusieurs confinements par an pendant 20 ans pour limiter le réchauffement de notre terre. La dinde votant rarement pour Noël, cette option a peu de chances de recueillir un suffrage suffisant. Il faut donc chercher une autre voie car nous ne pouvons pas continuer à gaspiller l’énergie et les ressources naturelles avec de tels dégâts sur la planète.

Quelles sont les pistes ? Existe-t-il une voie médiane ?

C’est en tout cas ce que propose Bertrand PICCARD. Il est à la fois aventurier, explorateur, scientifique, médecin, psychiatre. Il est le premier à réaliser le premier tour du monde en ballon en 1999 et ensuite un tour du monde en avion solaire en 2016. Il est devenu environnementaliste. Selon lui, notre monde pollue parce que nous utilisons des systèmes et des infrastructures archaïques. Il s’est donc engagé à proposer des solutions propres, efficientes et capables de créer de la richesse et de l’emploi avec l’objectif de créer de la croissance qualitative.

Où en est-il aujourd’hui ?

Grâce au confinement, 1.300 propositions ont émergé. Des chercheurs, des experts, des consultants et des entreprises ont fourni à la Fondation Solar Impulse ces propositions, la fondation se chargeant de les valider scientifiquement. Ils ont ainsi proposé des actions concrètes et immédiates pour amorcer cette transition. C’est une 3ème voie qui rejette la décroissance, mais aussi le comportement environnemental actuel irresponsable. Cette 3ème voie est défendable politiquement et économiquement.

Un livre reprend ces principes. Il s’intitule « Réaliste – soyons logiques autant qu’écologiques ».


 




 

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