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Le mauvais temps de cet été a-t-il un impact sur la récolte des betteraves et pommes de terre?

Le mauvais temps de cet été a-t-il un impact sur la récolte des betteraves et pommes de terre?
(c) Belga
 
 

La récolte des betteraves débute cette semaine. Elles seront moins sucrées cette année en raison du manque de soleil. A la raffinerie Tirlemontoise, 4.000 betteraviers locaux récolteront pas moins de 31.000 tonnes de betteraves par jour. La récolte des pommes de terre a, elle, commencé il y a quelques semaines mais va s'intensifier maintenant. Elle s'annonce moyenne cette année à cause du mildiou et de la météo.

La récolte des betteraves s'annonce correcte en quantité, dans la moyenne des 5 dernières années. Elle commence aujourd’hui pour la raffinerie de Tirlemont et se terminera au début du mois de janvier. D’autres raffineries ont commencé il y a une dizaine de jours. La richesse en sucre des betteraves espérée cette année est de 17,25%, donc 172 kilos de sucre à la tonne de betterave. C'est peu (faute de soleil), mais s'il y a du soleil en octobre le taux de sucre s'améliorera.

Ces trois dernières années la moitié des planteurs de betteraves ont vendu en dessous du prix de revient et ont donc perdu de l’argent. C'était 300 euros la tonne de sucre. A comparer avec les 404 euros prix minimum au temps des quotas européens. Il faudrait 450 euros pour que le betteravier gagne bien sa vie. Toutefois, la situation s’améliore, les prix mondiaux de la betterave étant en train de remonter .

La récolte de pommes de terre a commencé fin août. Elle s'annonce moyenne à l'échelle du territoire national. Il y a eu des pertes dues aux inondations dans l'est du pays et, à l'inverse, on se retrouve actuellement avec des conditions trop sèches (il a peu plu en septembre). La récolte devrait pouvoir commencer à grande échelle cette semaine-ci ou au plus tard la semaine prochaine, avant la fin octobre-début novembre et son risque de gel.

La maladie du mildiou a affecté les plantations de pommes de terre. Le mildiou a du être combattu par des pulvérisations deux fois plus importantes que d’habitude en agriculture traditionnelle, ce qui a provoqué une hausse des coûts de production. Dans la filière du bio, on ne pouvait pas pulvériser de pesticides mais il existe deux solutions : des variétés plus robustes et de la bouillie bordelaise (6Kg/hectare/an maximum). Celles-ci n'empêcheront cependant pas une récolte relativement faible.

Les prix des pommes de terre devraient rester corrects en fonction des contrats de livraison annuels avec des prix prédéterminés. En revanche les producteurs bio vont vendre leurs pommes de terre plus cher en espérant que la grande distribution ne répercutera pas le prix sur le consommateur final.


 




 

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