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Destination, transport, période: les choix des Belges pour les vacances plutôt "atypiques" cette année

Destination, transport, période: les choix des Belges pour les vacances plutôt
 
CORONAVIRUS
 

En raison de la crise sanitaire, les Belges ont adapté leurs habitudes pour les vacances estivales.

Les Belges qui veulent encore partir en vacances cette année optent généralement pour des destinations proches au sein de l'Europe, qu'ils rejoindront en voiture, ressort-il ce vendredi d'un rapport réalisé par le Fonds de garantie Voyages, l'Association belge des tour-opérateurs (ABTO) et la société d'études de marché GfK, qui examine les intentions de voyage des consommateurs.

Les Belges restent prudents en raison de la crise du Covid-19. Ceux qui projettent de partir envisagent plutôt de le faire à la fin du mois d'août ou à l'automne. Certaines personnes qui prennent habituellement leurs vacances pendant les deux premières semaines de juillet choisissent cette fois la seconde quinzaine du mois d'août, ce qui est "atypique pour la Belgique", selon le porte-parole de l'ABTO, Pierre Fivet.

Les destinations européennes ont la cote, avec 72% des intentions de voyage, contre 67% avant la crise. Les recommandations du gouvernement de ne pas quitter le pays ont eu de l'effet: 14% des répondants envisagent de rester en Belgique, contre 10% avant l'épidémie.

Le coronavirus influence aussi nos modes de déplacement. La proportion de personnes qui choisissent de voyager en voiture passe ainsi de 36% à 46%. Les vacances en avion baissent de 45 à 39%, même si ce pourcentage reste élevé, estime l'ABTO. Les Belges sont plus nombreux à vouloir organiser leur départ à partir de plus petits aéroports régionaux.

La bonne nouvelle pour le secteur, durement touché par la crise, c'est que les Belges sont prêts à dépenser 893,5 euros par personne pour leurs vacances, soit 11,5% de plus. "Voyager reste une nécessité pour laquelle nous sommes prêts à mettre la main au portefeuille, malgré les mauvaises perspectives économiques et la menace de chômage", analyse Pierre Fivet.

Un échantillon représentatif de 858 Belges a été interrogé mi-mai pour établir ce rapport. 

 




 

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