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Les patrons wallons et flamands mettent la pression sur le gouvernement: "La crise pourrait coûter des emplois" (vidéo)

  • Crise gouvernementale: la FEB lance un appel aux partis politiques

  • Crise gouvernementale: analyse de Dave Sinardet en plateau

 

Pieter Timmermans, le patron de la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) lance un appel. "Oui, un appel très clair, a-t-il affirmé en direct dans le RTL INFO 13H. Il y a encore beaucoup de dossiers qui sont mûrs, prêts à être tranchés. Ils doivent être mis en œuvre durant le mois de janvier, et donc nous insistons vraiment pour que le gouvernement continue à travailler et termine ce qu'il a mis en route il y a quelques semaines".

Selon Pieter Timmermans, la crise gouvernementale va avoir des conséquences néfastes dans la mesure où elle risque de causer des retards. "Je pense notamment au budget Mobilité, au jobs deal, aux normes énergétiques, à la réforme sur les lois des sociétés", a-t-il cité. Pour eux, un gouvernement en affaires courantes pourrait coûter des emplois. "On a besoin du jobs deal, a estimé Pieter Timmermans. Il y a un mismatch (décalage, ndlr) entre l'offre et la demande. C'est pour cela que le gouvernement a pris trente mesures. Si elles ne peuvent entrer en vigueur, ça nous coûterait en termes d'emploi et de croissance économique".

Dave Sinardet, politologue à l'université flamande de Bruxelles VUB a estimé que ces arguments du monde économique peuvent influencer le gouvernement et plus particulièrement la N-VA. "Ce message des entrepreneurs est surtout un problème pour la N-VA, a estimé le spécialiste. Notamment le message du Voka (l'association patronale flamande, ndlr), qui est très proche de la N-VA. Le Voka a aussi joué un rôle dans la formation du gouvernement Michel en aidant à convaincre la N-VA de laisser tomber le communautaire, au profit du socio-économique et en se focalisant sur un gouvernement sans socialiste. Ce Voka met maintenant la pression sur la N-VA pour dire 'Le pacte sur les migrations c'est bien beau, mais il faut surtout poursuivre les mesures socio-économiques'. Et là, la N-VA est coincée. Car d'un côté, la N-VA veut se profiler fortement sur l'immigration pour rattraper les électeurs du Vlaams Belang qui l'ont quittée en octobre, mais de l'autre, elle a son électorat de centre-droit, des entrepreneurs, des indépendants, qui attendent surtout un parti qui poursuive un programme libéral de droite".

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