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Les patrons wallons tirent la sonnette d’alarme: "La Wallonie ne va pas bien"

 
 

La Wallonie ne va pas bien, même si elle va mieux ; une rupture est nécessaire. Tel est le message qu'a lancé mercredi l'Union Wallonne des Entreprises (UWE) après avoir étudié la façon dont la Région a traversé la crise entre 2009 et 2013.

Certes, le Produit Intérieur Brut (PIB) s'est accru, quoique faiblement, 55.000 emplois ont été créés et le chômage n'a pas augmenté de manière draconienne. Mais à regarder de plus près, les patrons wallons posent un constat sévère. La production industrielle a chuté de 20% pour revenir à son niveau le plus bas depuis 2000 et à un taux d'emploi à un niveau historiquement bas.

 

Le non-marchand a compensé l’industrie: "intenable"

Parallèlement, la Wallonie a connu une création d'emplois non-marchands "déséquilibrée". "Il s'est produit comme un transfert de l'industrie vers le non-marchand, ce qui est intenable à long terme", a averti le directeur du département Économie de l'UWE, Didier Paquot. Un chômage endémique persiste et le niveau du PIB par habitant demeure inférieur de 20% à celui de la zone euro. Si la crise n'a pas affecté ce ratio, il demeure néanmoins constant depuis 15 ans, souligne l'UWE.

 

Absolument créer des emplois en Wallonie, sinon on va dans le mur

Les patrons wallons réclament une rupture. La 6e réforme de l'État imposera à la Wallonie de trouver 880 millions d'euros d'ici 2019. "Si on ne crée pas de la richesse et des emplois, je ne sais pas où on va aller chercher cet argent. Ce n'est pas un message politique mais un message économique", a expliqué le président de l'Union, Jean-François Héris.

 

Loin derrière les ambitions européennes

Si les tendances actuelles se maintiennent, la croissance stagnerait à 1,1% et la création nette d'emplois ne dépasserait pas 10.600 unités par an. En 2025, le chômage se situerait donc à 12%. Dans le scénario de rupture préconisé par l'Union et qui vise à atteindre une forme de plein emploi dans dix ans, la Wallonie devrait atteindre une croissance annuelle moyenne du PIB de 3%. Les emplois nets créés par an devraient s'élever à 20.550 unités pour arriver en 2025 à un taux d'emploi de 72,3% et de chômage de 5,5%.

 

Baisser les coûts du travail, …

A l'approche des élections, l'UWE a publié un mémorandum énumérant une série de revendications: baisse des coûts du travail, maîtrise des coûts de l'énergie dont la hauteur comparée aux pays voisins pénalise l'investissement en Wallonie, place centrale des pôles de compétitivité dans la politique industrielle de la Région ou performance accrue de l'enseignement. "Le seul sujet dont on parle, c'est le décret 'inscription' mais il y a d'autres défis tout aussi importants", a fait remarquer M. Héris.


 




 

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