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Les zones blanches se réduisent en Wallonie, où 3 provinces continuent pourtant de taxer

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(Belga) A mi-parcours de la mise en oeuvre de l'accord conclu fin 2016 entre la Wallonie et trois opérateurs de télécommunication pour améliorer la couverture numérique mobile, 27 des 39 communes wallonnes en "zone blanche" ont désormais atteint un taux de 85% de leur population couverte par la 4G à l'extérieur (en moyenne des trois opérateurs).

Ce bilan intermédiaire, présenté mardi à Namur par la Région et ces opérateurs (Proximus, Orange et Telenet), montre aussi que la couverture, en résultats agrégés des trois opérateurs, progresse dans l'ensemble de ces 39 communes. Au niveau budgétaire, le plan d'investissement respecte l'échéancier prévu: 40 des 60 millions d'euros devraient avoir été investis d'ici fin 2018. L'accord de décembre 2016, conclu sous le précédent ministre wallon de l'Economie Jean-Claude Marcourt (PS), prévoyait un investissement de 20 millions d'euros supplémentaires par opérateur sur trois ans (2017-2019) pour réduire les zones blanches, améliorer la couverture dans les zones économiques et touristiques et développer les villes intelligentes ainsi que la recherche. En échange, la Région s'engageait à ne plus tenter d'imposer des taxes sur les mâts et pylônes où se fixent les antennes des opérateurs, et à presser les communes et provinces à supprimer celles qu'elles percevaient. Or, pour l'actuel ministre de l'Economie Pierre-Yves Jeholet (MR) - qui se réjouit de la bonne mise en oeuvre de l'accord par les opérateurs et la Région -, trois provinces "ne jouent toujours pas le jeu". Si Liège n'a jamais perçu de taxe et que le Brabant wallon n'en perçoit plus depuis cette année, ce n'est pas le cas du Hainaut, de Namur et du Luxembourg. Ces provinces ont encore imposé pour plus de 3,4 millions d'euros de taxes en 2017. Les communes, en revanche, semblent avoir compris le message, même si les récalcitrantes ont encore imposé pour 517.400 euros en 2017, selon les chiffres fournis. "Les provinces sont un caillou dans la chaussure, une des parties ne respecte pas tout à fait l'accord", a confirmé la patronne de Proximus, Dominique Leroy. M. Jeholet a aussi lancé un appel pour un nouvel accord au-delà de 2019, un appel reçu favorablement par les opérateurs. (Belga)

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