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Mauvaise nouvelle pour les Belges qui partent en vacances: vous risquez de devoir payer un supplément...

Mauvaise nouvelle pour les Belges qui partent en vacances: vous risquez de devoir payer un supplément...

Mauvaise nouvelle pour les Belges qui partent en vacances en avion. Ils risquent de devoir payer un supplément. C'est ce qu'a indiqué l'expert en économies Bruno Wattenbergh dans l'émission "Money Time", sur Bel RTL.

Mais pourquoi les billets d'avion vont-ils augmenter ?

Eh bien tout simplement à cause de l’augmentation du prix du carburant. Le pétrole a en effet atteint des sommets à 80$ le baril, soit son prix le plus élevé depuis 3 ans. Une hausse que l’on doit imputer à la limitation de la production depuis le début de 2017 et aux sanctions contre l'Iran. Des facteurs qui augmentent le risque de voir l’offre diminuer. Et quand l’offre se réduit mais pas la demande, eh bien les prix montent.

Les compagnies peuvent-elles ainsi faire augmenter leurs prix ?

Pour les Belges qui n’ont pas encore commandé leur voyage, c’est une évidence. Pour les Belges qui ont déjà réservé, eh bien c’est la même chose ! Depuis le début des années 2000, les compagnies et surtout les tours opérateurs ont prévu de pouvoir appliquer une surcharge tarifaire si le prix des carburants augmente.

A combien peut se monter ce supplément ?

Cela va dépendre du tour opérateur, mais aussi de la durée du vol. Entre 3€ et 40€ par vol et par passager. De fortes différences qui indiquent que certains tours opérateurs avaient déjà intégré depuis des mois cette hausse des carburants dans leur prix.

Difficile de ne pas penser que, quand le prix du pétrole augmente, les prix montent, mais quand ils baissent le consommateur ne voit pas la différence…

Ce n’est pas tout-à-fait vrai. On est dans un marché concurrentiel. Donc si le prix d’un des facteurs de production, comme le carburant, est bas, autant en tenir compte pour proposer des prix concurrentiels. C’est ce qui s’est passé depuis des années. Le consommateur a donc profité des prix bas. Ici les hausses sont sans doute plus élevées que ce à quoi les compagnies s’attendaient. Ou bien elles ne précommandent pas assez de carburant à prix fixe en espérant que le marché soit stable ou à la baisse. Ce qui est vrai, par contre, c’est que s’il y a une baisse en cours d’année, la compagnie ne va pas vous recontacter pour dire qu’elle pourrait vous faire une petite ristourne.

Que recommander à nos auditeurs ?

De bien vérifier ce type de clause dans votre contrat de voyage et comme d’habitude de comparer les offres. Ou aussi, de bien se rendre compte aujourd’hui qu’il n’y a pas que le prix qui compte ! Mais aussi toutes ces petites clauses.

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