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Orange France contrôle un peu plus Orange Belgique, mais pas comme il le voulait...

Orange France contrôle un peu plus Orange Belgique, mais pas comme il le voulait...
 
 

"Objectif atteint" , dit le groupe Orange, qui possède 76,97% d'Orange Belgium au terme de son OPA (offre publique d'acquisition). Mais le groupe français voulait 95%, pour sortir Orange Belgium de la bourse.

La réouverture par Orange, jusqu'au 4 mai, de son offre publique d'acquisition (OPA) sur sa filiale Orange Belgium a permis au groupe français de grappiller plus d'un million d'actions supplémentaires mais pas d'atteindre un seuil suffisant pour sortir sa filiale belge de la cote.

Au total, 14.368.307 actions Orange Belgium ont été apportées à l'OPA, représentant 23,94% du capital social d'Orange Belgium et 50,97% du nombre total des actions visées, a annoncé jeudi Orange, à l'issue de la période de réouverture de son offre. Le groupe français, qui possédait 53% du capital d'Orange Belgium avant l'opération, dispose désormais de 76,97% du capital de l'opérateur télécom belge. Orange est donc loin du seuil de 95%, qui lui aurait permis de sortir Orange Belgium de la Bourse.

Mais avec le refus de la société d'investissement Polygon Global Partners d'apporter ses 5,29% à l'offre d'Orange, jugeant le prix de 22 euros par action nettement insuffisant, il était rapidement apparu que la barre des 95% était inatteignable. D'autres "petits" porteurs ont manifestement suivi cette ligne et boudé l'offre.

Mais Orange se dit satisfait d'une opération qui lui permet de dépasser le cap de 75% du capital et lui laissera, avec une majorité qualifiée lors des assemblées générales extraordinaires, les coudées franches pour gérer à sa guise Orange Belgium. "Nous avons atteint l'objectif que nous nous étions fixé: offrir un prix juste aux actionnaires qui souhaitaient monétiser leurs titres et nous renforcer au capital d'Orange Belgium", assure le directeur financier d'Orange, Ramon Fernandez. "Avec près de 77% du capital détenu par le groupe, nous disposons désormais de moyens pour améliorer la flexibilité financière d'Orange Belgium, déployer plus efficacement sa stratégie de création de valeur à long terme et lui permettre de mieux réagir aux transformations majeures du marché belge". "Ce n'est pas un échec parce que l'opération n'avait pas nécessairement vocation à retirer Orange Belgium de la cote", a insisté le directeur financier, dans un entretien avec l'agence de presse Belga.

Les responsables d'Orange persistent et signent: leur offre à 22 euros par action était très attractive, compte tenu de l'historique de l'action Orange Belgium. "Parmi les 25 analystes qui suivent la valeur, il n'y en a que deux qui considéraient que le prix proposé n'était pas suffisant", ajoute-t-on. Orange rappelle au passage son attachement au marché belge, alors que le groupe va "fêter les 25 ans de ce qui était Mobistar", et confirme, au passage, être toujours intéressé par un rachat de Voo, dont la vente au fonds américain Providence avait été avortée en 2020. "Nous nous intéressons de près à cet actif qui avait déjà suscité notre intérêt il y a deux ans", affirme encore Ramon Fernandez. Cela tombe plutôt bien, après avoir récupéré 2,2 milliards d'euros à la suite d'un litige fiscal avec l'Etat français, et après avoir consacré "un peu plus de 300 millions d'euros" à son OPA sur Orange Belgium, le groupe français dispose sans doute encore de quelques cartouches pour concrétiser, le cas échéant, son intérêt pour Voo.




 

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