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Référendum grec: séisme en zone euro

 
 
La zone euro a brutalement replongé dans l'instabilité mardi après l'annonce surprise d'un référendum en Grèce. En zone euro, toutes les Bourses ont dévissé, les actions des banques subissant une descente aux enfers. A la clôture, Paris a lâché 5,38%, Francfort 5%, Milan 6,80%, Madrid 4,19%. Athènes a plongé de 6,92%. Londres a terminé sur un recul de 2,21%, Wall Street creusait ses pertes à la mi-journée, et l'euro se dépréciait fortement face au dollar. Le coup de poker de M. Papandréou a "pris les marchés par surprise et les a choqués", a estimé à Paris la société de courtage IG Market. L'Italie, de plus en plus dans le collimateur des marchés, a vu ses taux sur le marché de la dette s'envoler. Le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, a comparé le référendum à "un coup de dés". "Si cela échoue ce sera le bazar! ", a-t-il averti. Il s'agira d'un "référendum sur l'appartenance de la Grèce à la zone euro", a analysé le ministre finlandais des Affaires européennes, Alexander Stubb. Le référendum en Grèce devrait avoir lieu en janvier et sera le premier depuis celui qui avait aboli la monarchie en 1974. L'annonce a fragilisé davantage le gouvernement Papandréou, qui va demander la confiance du Parlement lors d'un vote vendredi. La fronde de deux parlementaires socialistes, dont l'une a réclamé un gouvernement "de salut national" pour garantir l'exécution du plan de sauvetage, a réduit à 152 sur 300 le nombre de députés acquis à M. Papandréou. Le politologue grec Ilias Nikolapopoulos l'a accusé d'avoir pris une décision potentiellement "suicidaire pour le pays". Mais pour la plupart des analystes grecs, M. Papandréou n'avait pas le choix, contraint de trouver une issue sur le plan intérieur face au refus catégorique de l'opposition de lui prêter main forte et à une contestation sociale généralisée. (MVM)



 

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