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Restructuration: la société coréenne Doosan propose à son personnel belge d'aller travailler en Tchéquie

 
 

Comme Caterpillar et ING, la société coréenne Doosan, basée à Waterloo, est engagée dans une procédure Renault suite à la volonté de supprimer un grand nombre d'emplois. Son personnel s'est vu proposer une relocalisation en Tchéquie.

En mai dernier, le fabricant coréen d’engins de génie civil annonçait son intention de fermer son siège en Belgique d’ici la fin de l’année. Il veut délocaliser l’activité en République tchèque. Résultat: 161 emplois supprimés. Depuis l’annonce, les travailleurs protestent avec des affiches et des rubans noirs. Ils restent tout de même à leur poste mais ce n’est pas facile, comme l’explique Marcos Bellesteros, employé: "Venir bosser avec de la joie et le sourire, c’est très très difficile".

Durant cette première phase de la procédure Renault, la direction vient de faire une proposition qui en surprend plus d’un: un nouveau contrat pour les travailleurs qui le souhaitent mais en République tchèque, à 80 kilomètres de Prague. "Moi, j’ai une famille bien implantée ici, à Bruxelles, mes enfants vont à l’école, ont des amis, des activités,... On ne peut pas délocaliser une famille comme ça", explique Jean-Christophe Tilman, employé.

D'après Frédéric Deneumostier, membre de la délégation syndicale Doosan, les personnes qui accepteront de partir là-bas, auront un salaire garanti, identique à leur salaire actuel. Une offre qui, malgré tout, n'intéresserait que quelques employés alors qu'un soixantaine de postes tchèques sont sur la table.

La délégation syndicale poursuit les négociations. Elle espère toujours sauver une partie de l’emploi.  


 




 

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