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Voici Salvatore, considéré comme le MEILLEUR EMPLOYEUR belge: son histoire et sa méthode valent le détour

Voici Salvatore, considéré comme le MEILLEUR EMPLOYEUR belge: son histoire et sa méthode valent le détour

Le chiffre éco du jour

6000

6.000 c’est le nombre de jobs que veut créer la région bruxelloise via l’économie dite circulaire, celle qui entend réutiliser et valoriser chaque déchet produit par une entreprise dans une autre entreprise. Un plan de 11 millions d’€ vient d’être lancé à cet effet par les Ministres Didier Gosuin et Céline Fremault.

Graduat en informatique, mais aussi joueur de football en division 1, à Charleroi, Salvatore Curaba renonce à devenir professionnel pour poursuivre une carrière dans l’informatique, renonce à une carrière d’entraineur pour créer sa boîte, une entreprise qui emploie aujourd’hui 130 personnes et qui gagne cette année, le prix de meilleur employeur belge.

Derrière l'entreprise EASI se cache un quinquagénaire, Salvatore Curaba, dont l’histoire mérite le détour. Graduat en informatique, mais aussi joueur de football en division 1, à Charleroi, il renonce à devenir professionnel pour poursuivre une carrière dans l’informatique, renonce à une carrière d’entraineur pour créer sa boîte, une entreprise qui emploie aujourd’hui 130 personnes et qui gagne cette année, le prix de meilleur employeur belge.


Quelles sont les caractéristiques d’un employeur qui serait l’employeur idéal ?

D’abord, les 15 directeurs de cette entreprise, les managers sont tous actionnaires. Ils sont donc directement intéressés aux résultats de l’entreprise. Et quand on fabrique et vend de logiciel, la valeur dépend des hommes et des femmes qui composent l’équipe. Autant vous dire que ces managers sont vraiment concernés par le bonheur des membres de leurs équipes.


Seuls les managers peuvent être actionnaires ?

Pas uniquement. Les salariés, en fonction de leurs performances de l’année peuvent aussi acheter des actions de la société EASI. Mais il n’y a pas que cela de remarquable dans cette entreprise. D’abord, chaque employé a un véritable plan de carrière, il sait sa trajectoire s’il fait bien son travail. Aucun manager n’est recruté à l’extérieur de l’entreprise et chacun des recrutements est d’abord basé sur les valeurs, la culture du futur collaborateur et pas uniquement sur ses compétences. Ce qui est logique ! On peut, par la formation influer sur les compétences, mais pas sur les valeurs des gens. Le patron, après quelques semaines, va manger avec chacun des nouveaux recrutés pour parler de la vie en général et pas nécessairement du boulot, pour faire connaissance. Enfin, il y a beaucoup d’interactions informelles, voire ludiques au sein des équipes, mise au vert, activités collectives, etc. Bref, c’est une entreprise où chacun a effectivement l’air heureux, et où ce n’est pas un hasard s’il n’y a pas de délégation syndicale.


Quels sont les produits de cette entreprise ?

D’abord un logiciel de comptabilité assez connu, EASI Financial. Ensuite, un logiciel de gestion des mails. Vous le savez ces mails deviennent le cauchemar des employés et surtout des managers. Personnellement, j’ai 5 adresses email et je reçois approximativement 140 mails par jours. EASI propose une solution pour gérer ces mails et gagner du temps. Et justement, c’est cette solution, appliquée aux tablettes et smartphones que vient de lancer l’entreprise sur l’Appstore. Et enfin, le dernier marché d’EASI c’est celui de l’infrastructure notamment dans le marché du cloud computing, l’informatique dans le nuage, un marché qui explose.

Cette entreprise démontre donc qu’il y a moyen d’être heureux professionnellement. Dans une société où l’humain fait la différence, dans une économie qui redémarre, c’est un modèle inspirant. Et dans la discussion avec Salvatore CURABA, le patron d’EASI, m’est venu naturellement l’image du chef d’orchestre, celui qui sublime le talent de chacun de ses musiciens, car chacun d’entre eux est indispensable.


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