En ce moment
 

Wall Street recule à la clôture, Twitter plonge

(Belga) Wall Street a fini en nette baisse vendredi, affaiblie par des résultats d'entreprises globalement décevants, au premier rang desquels Twitter (-20,5%), et malgré une nette progression de la croissance américaine au deuxième trimestre.

Selon les résultats définitifs à la clôture, l'indice vedette de la place new-yorkaise, le Dow Jones Industrial Average, a lâché 0,30%, à 25.451,06 points. Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a perdu 1,46%, à 7.737,42 points. L'indice S&P 500 a abandonné 0,66%, à 2.818,82 points. Sur la semaine, le Dow Jones et le S&P 500 ont tout de même pris 1,57% et 0,58%. Le Nasdaq a quant à lui perdu 1,06%. "Les investisseurs ont davantage pris en compte les comptes trimestriels des entreprises que les chiffres de la croissance américaine", a commenté Peter Cardillo de Spartan Capital. Particulièrement visé après une nouvelle salve de résultats vendredi, le titre Twitter s'est effondré de 20,5% et a emporté dans sa chute l'ensemble du secteur technologique. Les valeurs "tech" regroupées au sein du S&P 500 ont perdu 1,99%, avec des chutes de 2,54% pour Alphabet, 2,17% pour Netflix et 1,66% pour Apple. Au lendemain d'un effondrement de 19%, Facebook a également de nouveau perdu 0,78% vendredi. "On sent une fragilité économique du secteur technologique, d'autant qu'il est actuellement sous l'oeil du régulateur", a affirmé Jack Ablin de Cresset Wealth Advisors. Le réseau social de Mark Zuckerberg a notamment pâti, lors de la publication de ses résultats jeudi, des nouvelles règles européennes sur les droits des usagers. D'autres résultats ont pesé vendredi sur la tendance, à l'instar de Colgate-Palmolive (-0,42%), ExxonMobil (-2,75%), Electronic Arts (-5,70%), Intel (-8,59%) et Amgen (-0,83%). Les progressions d'Expedia (+9,53%), Starbucks (+1,36%) et Amazon (+0,51%) après leurs comptes trimestriels n'ont pas suffi à relever le marché. Les indices ont par ailleurs chuté malgré la forte progression de la croissance américaine, qui a atteint 4,1% au deuxième trimestre, au-dessus de 4% pour la première fois depuis quatre ans. "C'est une croissance vigoureuse", a observé Chris Low de FTN Financial. Toutefois, "il semble y avoir un sentiment assez répandu que cette croissance a atteint un pic désormais", a affirmé Jack Ablin de Cresset Wealth Advisors. Le marché obligataire se détendait: le rendement sur la dette américaine à dix ans baissait à 2,955%, contre 2,976% jeudi à la clôture, et celui à 30 ans à 3,083%, contre 3,099% en fin de séance précédente. (Belga)

Vos commentaires