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Wibra va poursuivre ses activités en Belgique avec 183 travailleurs sur 439

 
 

Wibra va poursuivre ses activités en Belgique en reprenant 36 magasins sur 81 et 183 travailleurs sur 439, a annoncé vendredi après-midi la direction, après avoir conclu un accord en ce sens avec les curateurs. Elle informera tous les employés le plus rapidement possible quant à leur situation personnelle et "a toute confiance dans le fait que les curateurs veilleront à une indemnisation correcte des employés touchés".

La filiale belge, fortement déficitaire, avait entamé une procédure de réorganisation judiciaire en juillet. Les propriétaires néerlandais de l'enseigne voulaient redémarrer avec 36 des 81 magasins et 183 des 439 travailleurs. Le tribunal de l'entreprise de Termonde avait cependant rejeté le plan de reprise jeudi car Wibra n'était pas prêt à payer le pécule de vacances et les primes de fin d'année du personnel repris, ce qui est contraire à la loi.
La filiale belge a donc déposé elle-même le bilan jeudi, ce qui signifie que la facture de la faillite pour tous les travailleurs revient au Fonds de fermeture d'entreprises (FFE). Les trois juges consulaires chargés de l'affaire Wibra jusqu'ici avaient alors été nommés curateurs.

Ils ont rencontré ce vendredi après-midi la direction néerlandaise de la chaîne de magasins discount. Selon le curateur Jozef Dauwe, un accord pouvait être conclu rapidement. Et cela a effectivement été le cas puisque après une heure et demie de discussions les curateurs ont approuvé le plan de reprise.
Outre le siège, 36 magasins feront donc partie de la nouvelle entité, répartis entre la Flandre, la Wallonie et Bruxelles. Par ailleurs, 183 travailleurs y seront repris. Wibra dit de la sorte conserver "une présence importante" sur le marché belge.

Un porte-parole de Wibra et le curateur Jozef Dauwe confirment tous deux que le plan de reprise convenu vendredi est presque entièrement identique au plan de redémarrage que la direction avait présenté lors de la procédure de réorganisation judiciaire. La grande différence, c'est que la facture des pécules de vacances et des primes de fin d'année de tous les salariés - y compris ceux qui seront repris - reviendra donc au Fonds de fermeture d'entreprises, qui a un plafond d'intervention.

"Nous sommes soulagés de poursuivre nos activités en nous appuyant sur une base saine et sur un nombre important de magasins, que nous savons pouvoir rentabiliser à nouveau", commente Bas Duijsens, directeur général de Wibra Belgique.

"Nous avons confiance dans le fait que nous allons pouvoir prendre un bon nouveau départ. Pour y arriver, nous allons poursuivre sur la voie que nous avons déjà tracée, avec des assortiments, une présentation et une communication mieux adaptés aux besoins des clients. En outre, la direction belge récemment nommée nous permettra de réagir plus rapidement à l'évolution du marché et de mieux répondre aux éventuelles opportunités", espère-t-il.

La direction dit regretter qu'aucune solution n'ait pu être trouvée pour l'ensemble des magasins et employés concernés. "Nous sommes conscients que la situation est un coup dur pour nos employés, car beaucoup d'entre eux sont avec nous depuis longtemps et ont continué à s'engager pour Wibra ces dernières semaines, malgré la grande incertitude quant à leur avenir", reconnait le patron.

Les salariés seront informés dans les prochains jours quant à leur situation personnelle et se verront ou non proposer un nouveau contrat de travail. Aucun changement structurel ne sera apporté aux conditions de travail, assure l'enseigne, qui souhaite que "la composition du personnel reflète correctement celle de l'ancien Wibra, bien que cela ne soit pas une obligation légale".

Le tribunal de l'entreprise de Termonde doit encore approuver formellement le plan de reprise. Selon le curateur Jozef Dauwe, le juge des faillites a déjà donné un avis favorable.

Les 36 magasins qui feront partie de la nouvelle entité resteront fermés dans les jours à venir, afin de donner suffisamment de temps aux employés concernés pour évaluer correctement leur situation, explique encore Wibra, qui va ensuite remettre à neuf et approvisionner les magasins, "afin de pouvoir repartir avec un nouvel élan".




 

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