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40 militaires auteurs d'actes héroïques le 22 mars ont demandé une médaille, leur requête n'a pas abouti

Lors des attentats de Bruxelles, des militaires n'ont pas hésité à se dépasser pour sauver des vies. 40 d'entre eux ont demandé à être récompensés. Cette demande a été rejetée car la Défense ne veut pas favoriser le culte de l'héroïsme. Reportage de Thibault Balthazar et Steve Daman.

28 mars dernier, énorme parade sur la Grand Place, un dispositif hors norme pour saluer le courage et l’implication des troupes, à l’intérieur du pays et à l’étranger. 200 militaires sont récompensés d’une médaille.

Cet hommage, une quarantaine de militaires, intervenus lors des différentes attaques terroristes qui ont touché la Belgique aurait également souhaité le connaître. Leur requête n’a pas abouti. Selon ce syndicat, ces militaires remplissaient pourtant les conditions à l’obtention d’une médaille.

"Il existe des directives, il existe une législation qui selon certaines conditions permet d’octroyer ce type de distinctions", indique Dimitry Nodaert, responsable du syndicat libre de la fonction publique de la défense. Mais ces derniers temps, "il y a de moins en moins le désir de mettre en évidence les militaires", estime-t-il.


La Défense ne veut pas favoriser le culte de l’héroïsme

Très vite, la polémique enfle. La Défense, responsable de l’octroi de ces médailles, se justifie par communiqué :
"Le travail effectué par les militaires ce jour-là fut exceptionnel. Cependant, tous les militaires auraient fait la même chose. Nous ne voulons pas favoriser le culte de l’héroïsme à la Défense."


"On se demande réellement si la Défense veut motiver le personnel"

Dans un contexte de manque de personnel, le syndicat ne comprend pas cette absence de considération de la Défense.
"On se demande réellement si la Défense veut motiver le personnel alors qu’on a pas mal de difficultés à recruter du personnel et à le conserver suite à un important taux d’attrition", réagit Dimitry Nodaert.

Une communication de l’Etat-major est prévue en début d’après-midi, pour tenter de calmer une polémique qui est en train d’enfler, au sein de l’armée.

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