En ce moment
 

Après 5 ans de prison, Jean-Louis Denis reste un homme radicalisé

Après 5 ans de prison Jean-Louis Denis reste un homme convaincu de ses idées radicales. La structure mise en place dans le système carcéral belge n’a pas porté ses fruits même si d’après ses proches il ne commettra plus les mêmes dérives que par le passé.

"Nous Sharia4Belgium, on propose ce genre d’actions. On propose d’aider la veuve et l’orphelin, ceux qui n’ont pas à manger, ceux qui dorment dans la rue." Ces propos sont de Jean-Louis Denis lors de ses sorties pour des œuvres caritatives à la gare centrale de Bruxelles.

Son association "les resto du Tawhid" lui a permis de propager son discours radical auprès des personnes fragilisées. Après 5 ans de prison et un passage en Deradex, les ailes pénitentiaires pour individus radicalisés, l’homme semble toujours prêcher pour des idées extrêmes comme nous l’explique Henri Laquais, l’un des ténors du barreau de Bruxelles qui le représente: "Nous considérons qui l’est radicalisé. Lui ne se considère pas comme un homme radical. Il se considère comme un musulman authentique qui respecte à la lettre les préceptes de l’islam. Mais quand il sortira de prison, ça ne fera pas de lui un terroriste. Il a sa liberté d’expression, il a le droit de dire ce qu’il pense par rapport à la religion."

Une position renforcée

Jean-Louis Denis reste un homme opposé à la démocratie au bénéfice de la loi de Dieu. Son emprisonnement en Belgique dans une section Deradex n’a rien changé. Sebastien Courtoy, avocat spécialisé en matière de terrorisme, explique au micro de Benjamin Samyn: "Vous avez autant de chances de faire de Jean-Louis Denis un laïque que de faire un laïque un musulman radical. C’est la même chose. Quelqu’un qui est convaincu de ce qu’il pense ne va pas changer d’avis parce que quelqu’un en col blanc est payé pour cela. Plus on lui dit qu’il est dans l’erreur, plus Jean-Louis pense que la personne qui lui explique cela est elle-même dans l’erreur."

Selon ses proches, Jean-Louis Denis veut maintenant se consacrer à sa famille et témoigner des conditions de détention dans les quartiers de haute sécurité.

Vos commentaires