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Attaque à Paris: quelles sont les menaces qui pèsent sur la Belgique? Réponse d'un spécialiste

Attaque à Paris: quelles sont les menaces qui pèsent sur la Belgique? Réponse d'un spécialiste
© RTL INFO
 
 

Une attaque à l'arme blanche à Paris, près des anciens locaux du journal satirique Charlie Hebdo, a fait deux blessés. Sept personnes, dont le colocataire du principal suspect, ont été interpellées. 

André Jacob, ancien commissaire divisionnaire à la Sûreté de l'Etat, était l'invité du RTL INFO 19H. Il a répondu aux questions de notre journaliste Caroline Fontenoy. Il a notamment expliqué quelles types de menaces existaient en particulier en Belgique.

Caroline Fontenoy: La menace terroriste est toujours bien là. Qu'en est-il de la Belgique? Est-ce que la Belgique aussi a reçu des menaces dernièrement?

André Jacob: Que je sache, actuellement, les menaces proviennent souvent d'origines endogènes. Donc des gens qui sont sur le territoire, et qui pour une raison ou une autre, décident d'agir. Vraisemblablement en dehors d'un circuit organisé. Car on le voit en Angleterre également, les actes qui ont été exécutés l'ont été avec des armes blanches. Des couteaux, dans le cas présent un hachoir de boucher. Cela démontre que ces gens n'ont pas nécessairement accès à des armes ou des moyens létaux plus importants, et qu'ils décident d'agir en fonction d'une circonstance extérieure qui les pousse à agir, mais pas dans le cadre d'un ordre venant d'une structure.

Caroline Fontenoy: Est-ce que l'Etat islamique a pu, entre guillemets, se refaire une santé durant la crise sanitaire?

André Jacob: D'après ce que l'on sait, non. L'Etat islamique est toujours puissant, et Al-Qaïda également, dans des parties du monde comme le Mali, etc. On voit aussi une montée de l'islamisme en Indonésie, en Inde, etc. Mais sur le territoire européen, on peut dire que la destruction de leurs bases en zones syro-irakiennes a été un coup dur pour eux, aussi bien pour envoyer des éventuels commandos que pour lancer des opérations de propagande.




 

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