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Attentat au Musée Juif: la famille du suspect sous le choc

 
 

Un suspect de la fusillade du Musée juif de Bruxelles a été arrêté vendredi à Marseille. Il s’agit de Mehdi Nemmouche. Que sait-on de ce jeune homme? Pourquoi aurait-il commis ce geste? Sa famille qui a appris la nouvelle à la télévision est sous le choc.

Le suspect arrêté dans le cadre de la fusillade du Musée juif de Bruxelles est un jeune Français. Mehdi Nemmouche, 29 ans, a été arrêté à Marseille vendredi lors d’une opération antidrogue des douanes.

Deux perquisitions dans sa famille

Deux perquisitions ont eu lieu cet après-midi à Tourcoing aux domiciles de proches de Mehdi Nemmouche, a-t-on appris de source proche du dossier. "Il y a eu une perquisition chez la grand-mère et une des tantes de Mehdi Nemmouche, qui est actuellement entendue" par la police, a indiqué cette source à l'AFP. Vers 17h50, cinq policiers masqués sont sortis du domicile de la grand-mère, un petit pavillon du quartier sensible de La Bourgogne, avant de s'engouffrer dans deux véhicules, escortés par deux camionnettes de la police nationale.   

Déjà condamné pour braquage

M. Nemmouche est originaire de Roubaix, a vécu avec ses grands-parents à Tourcoing et n’est pas inconnu de la justice. Il avait été condamné avec deux autres prévenus en mai 2009 à deux ans de prison pour le braquage le 13 août 2006, d'une supérette de son quartier. "Il m'avait écrit de la maison d'arrêt en me demandant de bien vouloir intervenir", a indiqué Me Soufila, son ex-avocate.

Une enfance difficile, mais un jeune homme intelligent

L’avocate a également expliqué à nos confrères de BFMTV que M. Nemmouche n’avait pas eu une vie facile. Il a été placé très jeune et s’est retrouvé à la rue à l’âge de 17 ans." Il avait une intelligence et était vif d’esprit. Je ne suis pas convaincue que la prison ait été la meilleure solution à ses difficultés. Ce ne serait pas quelque chose d’étonnant qu’en maison d’arrêt des jeunes hommes finissent par dévier, notamment lorsqu’on a à faire à des jeunes gens qui sont en déshérence, qui on rencontré des difficultés d’ordre familial, d’ordre personnel comme ce fut le cas pour M. Nemmouche. Et qui n’ont pas su trouver dans la société la société à leurs difficultés", a-t-elle ajouté.

Il a fait une année d'université

Une tante de M. Nemmouche décrit son neveu, placé dans un foyer d'accueil peu après sa naissance avant d'être hébergé par sa grand-mère à l'âge de 17 ans, comme "quelqu'un de gentil, d'intelligent, scolarisé, qui avait fait une année d'université", mais aussi "très discret" et qui "ne se confiait pas facilement". La famille n'a "plus eu de contact avec lui" à partir du milieu des années 2000, alors qu'il était en détention. "Apparemment, il était dans une prison dans le sud. Nous, on ne savait plus rien. Il ne voulait pas donner de ses nouvelles, il ne voulait pas nous causer de problèmes", a expliqué un autre membre de sa famille.

"Il ne fréquentait pas la mosquée, il ne parlait pas de religion"

A sa sortie de prison, fin 2012, la famille a "eu la surprise de le revoir. Il est venu faire un petit bonjour, pour nous rassurer, puis on ne l'a plus jamais revu", a témoigné sa tante. "Il ne fréquentait pas la mosquée, il ne parlait pas de religion (...). C'est forcément en prison" qu'il a pu se radicaliser. Le jeune homme était tombé à l'adolescence "dans la petite délinquance", mais son arrestation dans le cadre de l'enquête sur la tuerie du Musée juif de Bruxelles, un "acte horrible, odieux", constitue "un fossé", a estimé l'un des membres de sa famille.


 




 

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