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C'est dans ce lieu tenu secret que sont stockées les contrefaçons saisies: on y trouve de tout (vidéo)

 

Les douanes ont saisi plus de 430.000 produits contrefaits en Belgique lors de l'année 2016. Le tout pour une valeur marchande de 16 millions d'euros. En un an, les saisies ont augmenté de 36%. Nos journalistes Benjamin Samyn et Emmanuel Tallarico ont pu pénétrer dans le bâtiment où sont stockés les biens saisis.

Notre équipe a rencontré Jannick Grooten, le coordinateur de la cellule contrefaçon. Il a emmené nos journalistes dans un hangar situé dans un lieu tenu secret. C'est dans ce bâtiment que se trouvent l'ensemble des saisies non détruites réalisées par l'inspection économique.

Dans les stocks, on trouve de tout… même si l'on constate certaines tendances actuelles. "Cette année-ci il y a surtout des contrefaçons dans les produits de luxe, les grandes marques. Mais aussi des coques de GSM ou des pièces de GSM pour réparer les smartphones… C'est vraiment un peu de tout", confie l'inspecteur-coordinateur de la cellule contrefaçon du SPF Economie.


Les étiquettes sont rajoutées en Belgique

Dans les allées du hangar se trouvent aussi des contrefaçons étonnantes comme du produit à lessiver ou des tronçonneuses. Les pièces proviennent souvent d'Asie ou de Turquie, et des étiquettes y sont ensuite rajoutées dans les ateliers belges. "Ils envoient de grands containers avec des manteaux, des jeans, etc. sans marque dessus, et des petits paquets avec des labels (ndlr: des étiquettes) qui sont mis sur les vêtements", explique Jannick Grooten.

En plus des petits vendeurs, les autorités s'attaquent avec plus d'efficacité aux producteurs et aux distributeurs. C'est une raison de l'augmentation de 36% des saisies en 2016. La Belgique reste cependant une plaque tournante du trafic. "Nous sommes bien situés. Ça c'est positif. Mais pour les organisations criminelles, c'est aussi un atout pour organiser les actions criminelles ici", explique Kris Peeters, ministre de l'Emploi, de l'Economie et des Consommateurs.

Le prochain défi à relever est la lutte contre la vente de faux qui s'organise sur internet, par exemple sur les réseaux sociaux.

 

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