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C'est un jeune Namurois qui avait lancé plusieurs fausses alertes à la bombe: il a été retrouvé grâce à Facebook et va le payer cher...

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La Gare de Nord bouclée le 5 octobre dernier

Un jeune homme de 19 ans soupçonné d'être l'auteur de plusieurs fausses alertes à la bombe en octobre dernier à Bruxelles, Charleroi et Gosselies, a été interpellé lundi dans la province de Namur, placé sous mandat d'arrêt et inculpé comme auteur ou coauteur de fausses informations d'attentat terroriste, a indiqué jeudi le parquet de Bruxelles.

Le 5 octobre dernier, plusieurs alertes à la bombe avaient entraîné l'évacuation du palais de Justice de Bruxelles, du bâtiment Montesquieu à Bruxelles et de la Gare de Bruxelles-Nord. La gare de Charleroi-Sud et l'aéroport de Gosselies avaient également fait l'objet de fausses alertes à la bombe. Un nouveau cas visant le bâtiment Portalis, qui abrite le parquet de Bruxelles, s'était produit le 10 octobre dernier.

Des enquêtes judiciaires ont été ouvertes pour chacun de ces faits et la zone de police Bruxelles Capitale-Ixelles, la SNCB et Infrabel s'étaient constituées partie civile.

L'enquête a permis de constater que l'auteur des fausses alertes était une seule et même personne. Les devoirs d'enquête classiques n'aboutissant à aucun résultat concret, les différents enquêteurs et juges d'instruction ont alors décidé de centraliser les dossiers entre les mains d'un juge d'instruction de Bruxelles.

D'un commun accord, il a été décidé qu'une analyse criminelle soit réalisée par les enquêteurs de la recherche locale de la zone de police Bruxelles-Capitale-Ixelles. L'enquête a rapidement permis d'identifier un compte Facebook donnant une adresse IP en Belgique, qui a mené jusqu'à un jeune homme habitant en province de Namur.

Lundi, la police locale de Bruxelles Capitale-Ixelles a procédé à la privation de liberté et à l'audition du suspect. Celui-ci a été déféré devant le juge d'instruction qui l'a inculpé de comme auteur ou coauteur, fausses informations d'attentat terroriste. Placé sous mandat d'arrêt, il s'expose à une peine d'emprisonnement de trois mois à deux ans et à une amende de cinquante à trois cents euros.

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