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Carine tuée par un ami à Flémalle, un agent pourrait être auditionné: la police a-t-elle commis une erreur?

En mai 2016, Carine G. est tuée par Marcus T., un de ses amis. Quelques minutes avant sa mort, en pleine dispute, la Flémalloise appelle la police qui décide de ne pas intervenir. Aujourd'hui, l'avocat des parties civiles demande à ce que l'agent soit entendu devant le tribunal correctionnel de Liège. Un reportage d'Antoine Schuurwegen pour Bel RTL.

Ce vendredi à 14h, le tribunal correctionnel de Liège entendra Markus T. Un marginal poursuivi pour le meurtre de Carine G., une puéricultrice, tuée à coups de pied, de poing et de couteau dans sa maison de Flémalle le 28 mai 2016. La femme âgée de 54 ans avait été retrouvée morte le lendemain.

L'enquête avait établi l'implication de Markus T. dans la scène mortelle. Ce dernier avait noué une amitié avec la victime qui lui était venue en aide. La victime vivait seule, aimait les animaux et avait fait preuve de gentillesse en apportant son aide à Markus T.

Une dispute survenue entre les deux amis, au sujet du chien du prévenu, serait à l'origine d'une violente scène de coups lors de laquelle la victime avait été battue à mort. Markus T. avait finalement avoué les faits. L'affaire avait été marquée par différents incidents survenus lors de l'enquête et notamment la remise en liberté de l'inculpé après une erreur de procédure.


L'agent qui a pris l'appel est aussi celui qui a enquêté sur ce meurtre

Le soir du drame, Carine avait appelé la police pour demander de l'aide quelques minutes avant les faits, mais les agents ne s'étaient pas déplacés. La puéricultrice a été retrouvée morte chez elle le lendemain. Ensuite, les débuts de l'enquête avaient été confiés au policier qui avait estimé inutile d'envoyer une équipe.

L'avocat des parties civiles demande à ce qu'il soit entendu devant le tribunal correctionnel de Liège. "Moi, je souhaite que ce policier soit interrogé, pas du tout pour le mettre face à ses responsabilités. S'il doit y avoir une action civile à son encontre, elle aura lieu par la suite. Ce n'est pas le lieu, pas le moment. Je souhaite qu'il soit interrogé parce qu'il est en réalité devenu un témoin des faits puisqu'il a eu en ligne les deux personnes quelques minutes avant le drame. Donc il devient un témoin des faits qui doit être interrogé et qui ne devait pas être désigné pour mener l'enquête", a expliqué Maître Renaud Molders à Antoine Schuurwegen.

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