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Charleroi: un père violeur postait ses photos sur un site pédophile russe

Charleroi: un père violeur postait ses photos sur un site pédophile russe

Le tribunal correctionnel de Charleroi a condamné lundi à huit ans de prison ferme F.D., poursuivi pour des faits de viol sur son fils de quatre ans, d'attentats à la pudeur sur ses nièces, de détention de matériel pédopornographique et de corruption de la jeunesse. Il postait notamment les photos d'enfants sur un site pédophile russe. En février 2018, des enquêteurs australiens chargés de traquer la pédopornographie ont découvert un site internet russe sur lequel des pédophiles du monde entier échangeaient des photos d'enfants et émettaient des commentaires pervers à leur propos. Grâce à une adresse IP, F.D., un habitant de Dampremy, a pu être identifié. Ce dernier avait notamment capturé sur Facebook des photos de famille anodines de ses nièces pour les poster sur le site russe. Il avait également profité de réunions familiales pour prendre des clichés de ces enfants, en les dénudant et en leur faisant adopter des positions scabreuses. Le prévenu avait aussi partagé des photos d'enfants inconnus, prises en rue, dans les transports en commun. "Il a posté un total de 1.087 photos", a expliqué Me Khoulalène, conseil des nièces et de leurs parents. "Personne dans son entourage n'a été épargné."

Lors de la consultation de ces photos, les enquêteurs ont constaté que le fils de F.D., âgé de 4 ans, y figurait également. Il apparaissait sur ces clichés qu'il avait été abusé sexuellement. Selon le parquet, qui s'est basé sur des expertises, F.D. est un prédateur pédophile dont le risque de récidive reste élevé. Au terme de son réquisitoire, la substitute a requis un minimum de 12 ans de prison. Me Poisson a quant à lui estimé que son client nécessitait un traitement pour soigner sa déviance, ce qui ne sera pas possible avec une peine de détention ferme. Il a donc sollicité un sursis probatoire. Vu la gravité des faits, l'absence de prise de conscience du prévenu et sa tendance à mettre en avant ses qualités paternelles malgré ce qu'il a fait subir à son fils, le tribunal l'a condamné à huit ans de prison ferme. Il se voit également privé de ses droits durant dix ans.

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