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Cinq individus soupçonnés de terrorisme face au tribunal à Charleroi: l'un d'entre eux témoigne

Cinq personnes soupçonnées de terrorisme comparaissent depuis aujourd'hui devant le tribunal correctionnel de Charleroi. Deux des prévenus étaient en route vers la Syrie. Les trois autres les auraient influencés. Ils sont fréquentaient tous les mosquées de Farciennes et d’Aiseau Presles.

Un homme est soupçonné d’avoir influencé deux jeunes partis pour la  Syrie, dans les faits il les a notamment conduits à l’aéroport de Charleroi pour un départ vers la Turquie. Une étape nécessaire avant de rejoindre l’Etat islamique. Il accepte pour la première fois d’être enregistré à notre micro.

"Il me disait, je te jure que je vais près de ma mère. Du coup, je lui ai dit ‘ça va, je vous emmène’. Mais je leur ai dit qu’ils réfléchissaient mal. On a parlé trois fois de la Syrie et trois fois je les ai dénigrés", confie-t-il.

Des propos contredits par le Parquet fédéral qui se base sur des éléments du dossier. Le Ministère public a demandé, cet après-midi, un an et deux ans de prison avec sursis pour les deux jeunes âgés de 19 ans au moment des faits.

"Nous avancerons le fait qu’il y a un changement de position et un désistement. Cela veut dire que ces personnes vont faire demi-tour et vont décider de regagner la Belgique", indique Fabian Lauvaux, l’avocat d’un des deux jeunes partis en Syrie.


"Une preuve cachée"

Reste a déterminé qui les a influencés, internet ou les autres prévenus. Maître Sebastien Courtoy a  trouvé un élément déterminant: des contacts préalables avec un autre recruteur bien connu de la justice.

"Il existe une preuve qui a été cachée par le parquet fédéral devant la chambre des mises en accusation. C’est un message Facebook envoyé au mois de novembre 2013 par les deux jeunes à Jean-Louis Denis, le radical le plus célèbre du pays", explique Sébastien Courtoy, l’avocat d’un des recruteurs présumés. "Or, les deux jeunes font la rencontre de mon client seulement en janvier 2014."

Toutes les personnes suspectées ont gravité autour des mosquées de Farciennes et d’Aiseau-Presles.

"Deux mosquées sont pointées du doigt dans le cadre de ce dossier mais il ressort aussi que les représentants de ces mosquées défendent fortement avoir eu le moindre propos ambigu au sein des mosquées", assure Virginie Taelman, l’avocate de l’un des recruteurs présumés.

Le Ministère public a demandé des peines de 3 à 4 ans pour les recruteurs présumés.

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