En ce moment
 

Cumuleo dénonce en justice une obstruction de la police de la zone Vesdre

(Belga) Cumuleo, qui milite pour la transparence de la gestion publique, a saisi lundi le procureur du Roi de Liège pour "acte attentatoire aux droits garantis par la Constitution", a annoncé mardi l'association à l'agence Belga. Elle accuse la police de la zone Vesdre (Verviers-Dison-Pepinster) de lui refuser, depuis un an, l'accès à des documents concernant des offres d'emploi.

Le 9 octobre 2017, Régine Cheyrels, du comité Transparencia de Verviers, a introduit une demande via la plate-forme mise en place par Cumuleo pour obtenir copies des offres d'emploi de cette année adressées par la zone Vesdre à la police fédérale pour publication sur le site www.jobpol.be ainsi que celles publiées en mobilité interne et externe. "Il y avait déjà eu des problèmes de légalité au niveau du recrutement et il s'agissait de voir si le tir a été rectifié", explique Christophe Van Gheluwe, responsable de Cumuleo, qui rappelle que selon la Constitution, "chacun a le droit de consulter chaque document administratif et de s'en faire remettre copie". Plusieurs demandes via la plate-forme Transparencia sont restées lettre morte, mais le 18 septembre dernier, M. Van Gheluwe a pu s'entretenir par téléphone avec le chef de corps Claude Paque. Ce dernier aurait plaidé un manque de temps et de personnel. "C'est toujours la même réponse, alors qu'il s'agit de documents numérisés très faciles à envoyer. Le délai est de 30 jours et il n'y a pas de possibilité légale de refuser notre demande", poursuit le responsable de Cumuleo. "Nous avons probablement mis le doigt sur quelque chose." Claude Paque et Eric Piscart, des ressources humaines de la zone, ont encore été interpellés début octobre par Mme Chayrels, mais aucune avancée n'a eu lieu, déplore M. Van Gheluwe, qui s'est également adressé à la bourgmestre Muriel Targnion, sans résultat. "Il y a une volonté manifeste d'obstruction." Une telle attitude n'est pas rare, selon lui, mais au vu du délai, il a cette fois décidé de se tourner vers la justice. "Des actes attentatoires a la Constitution commis par un fonctionnaire ou agent d'autorité sont en outre plus sévèrement punis par le code pénal." (Belga)

Vos commentaires