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Décès de la petite Mawda: un problème de communication entre unités de la police peut-être à l'origine du tir

Décès de la petite Mawda: un problème de communication entre unités de la police peut-être à l'origine du tir

Un problème de communication entre unités de la police fédérale pendant la course-poursuite pourrait être à l'origine de la mort de la petite Mawda, une fillette kurde de deux ans qui a perdu la vie le 17 mai dernier lors d'une course-poursuite entre une camionnette transportant des migrants et la police sur l'autoroute E42, a affirmé jeudi la RTBF, citant notamment une source policière et l'avocat du policier auteur du tir.


"Cette nuit-là, lors de la course-poursuite, aucune communication n'a été possible avec Namur"

Selon la chaîne publique, les policiers namurois qui poursuivaient la camionnette savaient que des enfants étaient à bord du véhicule. Mais leurs collègues de la police fédérale de la route du Hainaut l'ignoraient. Selon la RTBF, les radios des policiers fédéraux du Hainaut avaient subi une mise à jour. Elle cite une source policière anonyme qui a indiqué: "toutes les fréquences habituelles avec lesquelles nous travaillons ont été modifiées. Mais les collègues de Namur eux étaient encore dans l'ancien système. Cette nuit-là, lors de la course-poursuite, aucune communication n'a été possible avec Namur". "Cela signifie que les agents de la police fédérale du Hainaut ont dû prendre des initiatives pour arrêter la camionnette, sans avoir toutes les informations à disposition", a ajouté cette source policière.


"Il ne savait pas qu'il y avait des enfants à bord, il ignorait les raisons de la poursuite"

Toujours selon la RTBF, les policiers du Hainaut ne semblaient pas non plus au courant de la préparation d'un barrage à Saint-Ghislain pour arrêter le véhicule. "Mon client n'a eu aucun contact direct avec la police de Namur", a expliqué l'avocat du policier qui a tiré, Me Laurent Kennes. "Il a juste reçu, du dispatching, l'immatriculation d'une camionnette à prendre en chasse. Il ne savait pas qu'il y avait des enfants à bord, il ignorait les raisons de la poursuite. Et quand il a demandé au dispatching d'être mis en contact avec les policiers namurois, le dispatching lui a répondu que ce n'était pas possible, sans donner plus d'explications", a poursuivi l'avocat.

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