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Dérapage policier à Schaerbeek: la police s'explique

 
 

Dans un communiqué envoyé ce vendredi, la zone de police de Schaerbeek-Evere-Saint-Josse-ten-Noode affirme qu'elle n'a pas eu d'autre choix que d'utiliser les gaz lacrymogènes pour mettre fin aux agressions envers ses agents.

Rappelez-vous, voici quelques jours, nous vous avions révélé une intervention policière apparemment disproportionnée en regard de son origine, un tapage nocturne lié à une fête d'anniversaire à Schaerbeek. Ce ne sont pas deux agents mais plus d'une dizaine de voitures qui débarquèrent sur les lieux. Des échauffourées éclatèrent et la police fit usage de gaz lacrymogènes malgré la présence d'une vingtaine d'enfants. Le reportage de RTL-TVI avait donné la parole aux familles dont une jeune fille menottée alors qu'elle souffrait d'un problème au bras.


Ce vendredi, nous donnons la parole à l'autre partie. La zone de police de Schaerbeek-Evere-Saint-Josse-ten-Noode a donné sa version des faits dans un communiqué envoyé à la presse. En voici de larges extraits retraçant le récit de la soirée selon la police.

Le responsable de la soirée veut poursuivre la fête

Selon la police, les premiers agents sur place ont demandé de diminuer le volume de l'installation sono. "A plusieurs reprises la même demande est répétée mais les occupants n'y donnent aucune suite", a indiqué la police. Celle-ci aurait constaté l'agressivité et alerté l'officier Superviseur (chargé du contrôle des interventions sur le terrain) qui s'est alors rendu sur place. Le responsable de la soirée lui aurait déclaré, "après insistance", qu'il voulait poursuivre la fête jusqu'à 06 heures.

La police entre dans la salle, le DJ coupe la musique

Malgré les explications maintes fois répétées à ce responsable, ce dernier ne veut pas collaborer avec les services de police. Devant ce refus, l’officier superviseur pénètre dans la salle et se rend près du Disc Jockey et lui demande de couper la musique, ce que ce dernier fait en obtempérant immédiatement. Les personnes présentes sont invitées à quitter calmement les lieux. La majorité quitte les lieux sans incident.

Certains refusent de quitter les lieux: jet de bouteilles, menace avec un tesson, coups et crachats  

"Une première bousculade se produit entre des participants et quelques policiers près de la porte de la salle. Deux femmes refusent de quitter les lieux et se retranchent dans le fond de la salle et invitent d’autres personnes à refuser d’obtempérer. Un groupe de plusieurs personnes s’oppose à l’intervention des services de police. Des bouteilles sont jetées en direction des policiers, et une des dames présentes n’hésite pas à fracasser une bouteille et à menacer les policiers avec le tesson. Un policier reçoit plusieurs coups au visage. Certains participants n’hésitent pas à cracher au visage des policiers" a indique le communiqué de presse.

Réponse policière: gaz lacrymogènes, arrestation de l'auteur des coups portée à un inspecteur 

"Pour se protéger les policiers n’ont d’autre possibilité que d’utiliser les gaz lacrymogènes. Les participants quittent alors la salle un à un. Certains d’entre eux créent de l’ esclandre sur la voie publique, si bien que 5 arrestations administratives sont ordonnées par les officiers  d’encadrement présents sur les lieux. Une personne est interpellée et identifiée comme l’auteur des coups volontaires portés à un inspecteur de police" a également précisé le communiqué.





 

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