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Eric, 47 ans, faisait vivre un calvaire à son ex-compagne et a menacé de lui lancer de l'acide au visage: prison avec sursis

Eric, 47 ans, faisait vivre un calvaire à son ex-compagne et a menacé de lui lancer de l'acide au visage: prison avec sursis
© Belga

Le tribunal correctionnel de Charleroi a condamné vendredi Eric N. à une peine de 30 mois de prison avec un sursis probatoire de 5 ans. Cet homme de 47 ans était poursuivi pour des coups et blessures, menaces, harcèlements et séquestration à l'encontre de son ex-compagne. Le prévenu contestait les préventions à sa charge. Le ministère public avait requis une peine de 2 ans de prison.

Le 28 mars dernier, Eric, séparé de la victime depuis quelques années, s'était introduit chez elle par une fenêtre entrouverte alors qu'elle déposait ses enfants à l'école. Le prévenu, armé d'un tournevis, avait attrapé son ex-compagne et l'avait séquestrée pendant une heure dans sa chambre, tentant d'avoir une relation sexuelle avec elle. Il avait également proféré des menaces de mort et commis un harcèlement, durant plusieurs mois, à l'encontre de la même victime. L'homme l'avait menacé "de lui couper les jambes et de lui jeter de l'acide au visage".

Le 22 août 2018, il s'en était pris à son ex-compagne à l'église, sous le regard de plusieurs témoins.


Un harcèlement de tous les instants

Pour la partie civile, aucun doute possible. Eric faisait vivre un véritable calvaire à son ex car il n'acceptait pas la séparation. "Il la suit quand elle se balade, l'attend devant l'école des enfants ou à l'arrêt de bus".

Le ministère public n'était pas étonné par les contestations du prévenu. Pourtant, il avait auparavant reconnu certaines préventions. "Toutes les préventions sont établies par des éléments précis ou des témoignages".

Eric N. étant en état de récidive, la substitute du procureur avait requis une peine de deux ans de prison à son encontre. Me Aurélie Henin, conseil d'Eric N., plaidait l'acquittement. "Ce n'est pas facile puisque mon client était en aveux jusqu'à maintenant. Un rapport psychiatrique a été réalisé et ce dernier évoque un trouble de l'adaptation. La prison ne ferait qu'accroître ce trouble", argumentait l'avocate.

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