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Explosion dans le métro à Londres - L'auteur présumé de l'attentat du métro londonien "haïssait" le Royaume-Uni

Explosion dans le métro à Londres - L'auteur présumé de l'attentat du métro londonien

(Belga) L'auteur présumé de l'attentat survenu en septembre à la station de métro londonienne de Parsons Green, qui avait fait 30 blessés, haïssait le Royaume-Uni depuis la mort de ses parents pendant la guerre en Irak, ont expliqué deux témoins lundi à son procès.

"Je me dois de haïr le Royaume-Uni", avait affirmé Ahmed Hassan Mohammed Ali à sa tutrice Katie Cable, de l'université Brooklands (sur-ouest de Londres), selon le témoignage livré par cette dernière. "Il me semble qu'Ahmed avait raconté que son père avait été tué dans une explosion, et que sa mère avait été abattue" pendant la guerre en Irak, et qu'il tenait pour responsable le Royaume-Uni, qui avait pris part au conflit, a-t-elle ajouté. Elle a décrit ce jeune irakien de 18 ans comme "incroyablement tourmenté, effrayé et perdu, en proie à l'ennui". Il souffrait selon elle de dépression. D'un point de vue universitaire, elle a estimé qu'Ahmed Hassan Mohammed Ali était un étudiant "très intelligent", qui faisait d'importants progrès. Katie Cable avait alerté les autorités après avoir vu sur le téléphone du jeune homme un message indiquant "(le groupe djihadiste) État Islamique a accepté votre don". Youssef Habibi, un travailleur social de l'organisation Barnado, a lui donné une version légèrement différente du passé de l'auteur présumé de l'attentat, qu'il avait accompagné après son arrivée au Royaume-Uni en octobre 2015. "Son père était chauffeur de taxi. Un matin, en allant travailler, une bombe lui est tombée dessus et il est mort", a-t-il expliqué. "Et sa mère et morte quand il était bien plus jeune. Il avait dit +je ne me souviens pas de ma mère+". Selon lui, le jeune homme blâmait l'armée américaine pour la perte de ses parents. Ahmed Hassan Mohammed Ali, qui vivait à Sunbury, dans le Surrey (sud-ouest de Londres), et étudiait le journalisme à l'université Brooklands, est accusé de tentative de meurtre et d'usage d'un explosif susceptible de mettre en danger la vie d'autrui, des faits pour lesquels il plaide "non coupable". Le 15 septembre 2017, une bombe artisanale avait partiellement explosé dans une rame de métro à la station Parsons Green, faisant 30 blessés. Dans un entretien avec les services de l'immigration britannique, le jeune homme avait déclaré avoir été "recruté pour trois mois" et "entraîné à tuer" par le groupe État islamique, qui a revendiqué l'attaque. (Belga)

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