Recherches de personnes disparues: voici comment travaillent les services de secours qui utilisent de nouvelles techniques

Un grand exercice de recherches de personnes égarées a eu lieu ce samedi dans les Fagnes. Police, pompiers, protection civile, tous les services de secours ont testé leur capacité à travailler ensemble. L'occasion de présenter également de nouvelles techniques qui devraient faciliter leur travail.

Lors de cette journée de simulation, il n’y avait pas d’individu véritablement égaré mais tout de même six personnes à retrouver dans une zone de 330 hectares. Les équipes prennent l’exercice très au sérieux.

La battue débute à l’endroit où les personnes ont été aperçues pour la dernière fois. "On appelle ça faire un zonage en escargot. Partir du point zéro et agrandir petit à petit", explique Yvan Vonck, sapeur-pompier.

Les bénévoles de la protection civile avancent en ligne droite. La zone est quadrillée de façon méthodique. Rien n’échappe à leur regard.


Une collègue à quatre pattes 

Pour retrouver les disparus, on compte aussi sur Inka, une collègue à quatre pattes. Cette chienne parcourt cinq hectares par quart d’heure. Pour patrouiller avec elle, il faut bien sûr être rapide, mais il faut surtout être à deux.

"Le maître-chien doit avoir son chien à l’œil, voir s’il indique une présence, une odeur humaine. Comme ça, moi je regarde la carte, je regarde où on se situe par rapport à la recherche", indique Thomas Colla, sapeur-pompier.


Un tout nouveau système connecté

Et pas n’importe quelle carte. Les équipes sont aujourd’hui les premières en Belgique à découvrir un tout nouveau système connecté. Ce smartphone est équipé d’un traceur GPS. De quoi sécuriser encore plus les recherches.

"Imaginons que je chute ou bien que l’on tombe tous les deux dans un trou. Les autres n’ont plus de nouvelles de nous. Et grâce à ce système, cela permet de nous localiser s’il faut envoyer une équipe médicalisée par exemple", détaille Hugues Chanson, maître-chien de la sécurité civile. "Ça nous permet aussi de pouvoir faire le triage de notre zone. On sait où on est passé et on ne va pas dix fois au même endroit", ajoute-t-il.

Indices, objets trouvés appartenant à la victime, etc. Toutes ces informations peuvent également être transmises en temps réel et rassemblées dans un ordinateur surveillé par un secouriste.  

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