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L'homme qui avait battu à mort son chat à Huy a été condamné: la peine n'est pas assez sévère selon GAIA

  • Un Hutois condamné pour avoir battu un chat à mort

  • L''homme qui avait battu à mort son chat à Huy a été condamné: la peine n''est pas assez sévère selon GAIA

 

Hichem Janssens, l'homme qui avait battu à mort son chat le 3 avril dernier vient d'être condamné par le tribunal de première instance de Liège, division Huy. La peine: une interdiction de détenir tout type d'animal pour une période de 5 ans, une peine de travail de 75 heures. Avec une mise en garde: une peine d'emprisonnement de deux mois sera applicable en cas de non-exécution partielle ou totale de la peine de travail.


Des actes atroces

Nous avions relaté les faits il y a quelques mois. Ils se sont produits rue Vankeebergen, vers 13 heures. Après avoir vraisemblablement porté des coups à son chat, un homme est sorti de son habitation et a projeté l'animal à plusieurs mètres d'un violent coup de pied. L'animal, qui a pu, dans un dernier effort, se réfugier sous une voiture, a fini par succomber à ses blessures.

Selon des témoins interrogés à l'époque par la DH, l'homme était ensuite rentré chez lui en claquant la porte, sans même se retourner pour savoir comment se portait son animal.


Le juge n'a pas retenu les explications du bourreau

Pour se justifier face au juge, le prévenu avait invoqué un trouble mental bipolaire ayant "supprimé ses facultés cognitives et volitives (ndlr: relatif à la volonté)". Hichem Janssens expliquait avoir agi de la sorte par manque du médicament lui permettant de stabiliser son état. Ces justifications ont été écartées par le juge. Durant le procès, l'avocat de GAIA, association de défense des droits des animaux qui avait porté plainte, avait souligné qu’elles étaient en contradiction totale avec les premières déclarations du prévenu.

GAIA avait porté plainte contre l'homme. Une autre association, la Chaîne Bleue Mondiale des Animaux, s'était également portée partie civile. Les deux organismes reçoivent chacune 1 euro de dédommagement moral.

On est en droit de se demander si la peine imposée ne devrait pas être plus sévère

GAIA réagit ce mardi à la peine prononcée par le tribunal. Une condamnation jugée pas assez sévère. "La Cour a reconnu les faits, appuyés par deux témoins clés. Vu la gravité de l’acte et le degré de violence injustifiable, on est en droit de se demander si la peine imposée ne devrait pas être plus sévère, explique Michel Vandenbosch, Président de GAIA, mais nous estimons que l’interdiction d’avoir des contacts avec n’importe quel animal est le plus important dans cette affaire. Et ce, même si une interdiction à vie aurait été plus appropriée!", commente l'association dans un communiqué.

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